L'accord fiscal sur le télétravail "sera prolongé jusqu’au 31 décembre 2021" entre les gouvernements français et Luxembourgeois vient d'annoncer Pierre Gramegna, ministre des Finances.

C'est une "super nouvelle pour nos frontaliers français!", a lancé ce lundi en fin de journée, Pierre Gramegna, ministre des Finances, via un petit tweet qui libèrera effectivement les frontaliers français et leurs patrons sur la question cruciale des impôts liée au télétravail.

L'accord fiscal sur le télétravail qui devait prendre fin le 30 septembre, "sera prolongé jusqu'au 31 décembre 2021" ce qui est synomyme de sécurité de planification et de flexibilité pour plus de 100.000 frontaliers français, glisse le ministre "à la louche". Selon les chiffres officiels les plus récents, ils sont un peu plus nombreux.

Selon le Statec, les frontaliers français sont en effet 110.195 à travailler au Luxembourg. Au premier trimestre 2021, ils représentaient 24,3% de tous les actifs au Luxembourg. Soit près d'un salarié sur quatre au Luxembourg ! L'ensemble des frontaliers (soit 209.014 personnes) représentaient 46,1% de l’emploi salarié intérieur au Luxembourg.

L'accord fiscal prévoit que les frontaliers qui vivent en France mais qui sont employés au Luxembourg, peuvent travailler à domicile sans avoir à payer d'impôts en France après un certain nombre de jours. Cette limite est généralement de 29 jours par an. Cette limite avait été levée en raison de la pandémie Covid-19.

En début de mois, le Luxembourg et la France étaient déjà tombés d'accord pour prolonger l'accord sur l'affiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise des travailleurs frontaliers français jusqu'au 15 novembre.

À noter que cette "super nouvelle" intervient dans un contexte plutôt tendu pour nombre de frontaliers français dont le conjoint travaille en France et qui sont lourdement pénalisés par la nouvelle convention fiscale ratifiée entre la France et le Luxembourg.

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