Un titre en Superbike, une moto d’usine, un premier test concluant : voilà ce dont Toprak Razgatlioglu dit avoir besoin pour intégrer la catégorie MotoGP en 2023.

Toprak Razgatlioglu en MotoGP, cela aurait pu se faire en 2022 s’il avait accepté de rejoindre le Sepang Racing Team, qui changera de nom l’an prochain. Mais il a refusé, pour des motifs à la fois économiques et sportifs. Il sera toujours en championnat du monde en Superbike, mais s’ouvre de plus en plus à un passage en catégorie reine.

Le Turc souhaite pour cela être titré en Superbike, ce qu’il réalisera peut-être cette année – il compte 30 points d’avance sur Jonathan Rea, et 62 restent à marquer. Mais il demande également à ce que ce passage en MotoGP se fasse dans une équipe compétitive, avec une moto d’usine. Il veut, enfin, que le pilotage MotoGP lui plaise. Une chose qu’il aura l’occasion de juger cet hiver, lorsqu’il va essayer la Yamaha YZR-M1.

Trois éléments résumés par Toprak Razgatlioglu lui-même à San Juan VIllicum, le week-end dernier, lors de l’avant-dernier round du WorldSBK 2021 :

« Je suis content de faire un test MotoGP parce que je verrais la moto avant de courir (en MotoGP). Ça peut me plaire, ou pas. Tous les pilotes disent qu’ils aiment, mais on verra, ça dépend du style. Peut-être que si ça ne me plaît pas, je resterai (en Superbike). »

« Peut-être n’aurais-je pas un bon contrat et n’irais pas en MotoGP. J’ai besoin d’un bon contrat pour aller en MotoGP, d’une moto d’uisne. J’espère que nous gagnerons le championnat WorldSBK cette année, peut-être aussi l’an prochain, et que j’irai en MotoGP. »

« Nous avons besoin de temps. Je ne peux pas dire à l’avance que j’irai en MotoGP et qu’après trois courses je serai sur le podium. Jamais je ne dirai ça. Les motos du WorldSBK et du MotoGP sont différentes, les pneus sont différents, le freinage est différent. J’aurai besoin de temps pour m’adapter à la moto. Je suis aussi content pour ça, parce que je vais essayer avant d’aller, peut-être, en MotoGP. »