Victime d’une erreur de son équipe, Joan Mir ne se présentera qu’au onzième rang de la grille du Grand Prix de Saint-Marin. Il aura sur sa route de nombreux adversaires, notamment Marc Marquez (septième) dont il a critiqué le comportement en piste. 

Deuxième en FP1, quatrième en FP2 et FP3, cinquième en FP4 : Joan Mir semblait en mesure de jouer l’une des deux premières lignes à Misano. Il ne sera pourtant que onzième sur la grille, ce dimanche. Le champion du monde, grand perdant de la qualification, a été victime de différents troubles au moment où il fallait le plus les éviter.

« Ça a été une journée positive et tout allait très bien jusqu’à la Q2, où ça ne s’est pas bien passé, a-t-il expliqué ce samedi. Sur mon premier run, j’ai eu des problèmes avec la pression du pneu avant, et ma direction se fermait. Je me suis fait deux frayeurs et j’ai décidé de rentrer. Quand ils ont monté un autre pneumatique, le tableau de bord m’a marqué ‘box’. Normalement ils me l’envoient comme une alarme, donc je me suis à nouveau arrêté et ils m’ont dit de continuer. J’ai compris que c’était une erreur et ça a chamboulé la Q2. »

Le Team Suzuki Ecstar a reconnu sa faute et s’en est excusé. « Nous en avons parlé. Chaque fois que ces choses arrivent, il faut les comprendre. Suzuki m’a demandé pardon, Ça a été une erreur du box, ça arrive, c’est important d’en parler et de comprendre pour qu’elles ne se reproduisent pas. J’en remercie Suzuki car il faut savoir quand s’excuser, et je sais qu’ils vont travailler dur pour que ça n’arrive plus. Ça peut nous arriver à tous. »

En partant depuis le milieu de la quatrième ligne, Joan Mir a devant lui de nombreux concurrents à doubler avant de rejoindre Fabio Quartararo (troisième) et Francesco Bagnaia (pole), ses deux principaux rivaux pour le titre. Le vainqueur du Grand Prix d’Europe 2020 est condamné à remonter, sous peine de perdre de précieux points.

« En Aragon j’ai commencé à bien me sentir avec la moto et je peux faire une fin de saison très solide. Le truc, c’est que les trois premiers du général avons été très rapides ce week-end, il m’a seulement manqué de concrétiser en Q2. Je vais essayer d’être avec eux en course, mais c’est difficile. Pecco est très rapide, mais j’essaierai aussi de sortir mes armes. »

De sa conférence de presse post-Q2, une phrase en particulier va faire le tour des médias, et elle ne concerne pas sa performance : il s’agit de son opinion sur le comportement de Marc Marquez. Ce-dernier s’est mis derrière le pilote Suzuki en FP4 afin de l’observer et trouver des solutions pour aller plus vite. La scène est devenue habituelle cette année. Elle en a irrité certains, à l’image de Maverick Viñales au Mugello. Joan Mir ne s’en étonne plus.

« Tous les pilotes savent de quoi Marc a besoin, non ? Je crois qu’il a toujours besoin d’une roue pour être fort. J’ai du mal à comprendre comment un octuple champion du monde ne peut pas faire son travail seul, il a toujours besoin d’une roue, a-t-il lâché. Mais c’est le jeu auquel il aime toujours jouer. Aujourd’hui ce fut moi, donc j’ai essayé de faire mon travail, je ne m’occupe pas d’avoir quelqu’un derrière, j’essai de me donner à 100 % et travailler pour la course. »

Les résultats de la qualification

, le programme et les horaires du Grand Prix

.