Le club du Bassin Minier est passé par tous les états pour s’ouvrir les portes de la demi-finale de Coupe de Luxembourg qu’il disputera face au Racing ce mercredi à 19h.

Il faut sans doute un peu de chance, mais surtout beaucoup de persévérance pour slalomer à travers les obstacles qui se dressent sur le parcours qui mène à la Coupe de Luxembourg. L’Union Titus Pétange a tout connu depuis son entrée en lice. Une qualification aux tirs au but contre l’Union Kayl-Tétange au deuxième tour, une prolongation gagnante à Rosport au tour suivant, une place en quart de finale à la suite d’une rencontre maîtrisée à Strassen puis un temps complémentaire utilisé à bon escient pour se hisser en demi-finale aux dépens d’Etzella (2-0).

Après ça, le club du Bassin Minier est blindé. Mais pas rassasié. "C’est mon rêve depuis que je suis gamin de jouer sur la scène européenne", concède Artur Abreu. "Il nous reste deux matches pour y parvenir." Et un premier obstacle qui s’appelle le Racing. Une équipe de la capitale qui n’a pas encore battu le Titus Pétange cette saison. "C’est peut-être un atout psychologique", poursuit le buteur pétangeois qui ne se souvient pas du trophée soulevé par ses aînés en 2005 face au CeBra.

"SE BATTRE JUSQU'AU BOUT"

Le club s’appelait encore CS Pétange. Depuis, il a cheminé parmi l’élite avant de s’associer à son voisin de Lamadelaine. Le dernier né s’est installé en BGL Ligue mais cherche encore son ADN comme le confirme une saison interminable pendant laquelle il n’a cessé de se battre pour éviter le barrage. "L’objectif était de battre Rosport vendredi dernier pour se concentrer à 100% sur la Coupe de Luxembourg, mais nous avons dû nous contenter d’un point. Il faudra se battre jusqu’au bout", dit encore l’ancien professionnel passé par Guimarães et qui pourrait négocier un départ en fin de saison pour assouvir son fantasme européen si son club, sa "maison" comme il dit, n’accueille pas un match de Conference League la saison prochaine.

La route est longue et courte à la fois. Yannick Kakoko, qui a repris les rênes du club lorsque Nicolas Grézault est parti, en est conscient. "La priorité reste le maintien, mais lorsque la possibilité existe de gagner un  titre, on va jouer le coup à fond." Posé, l’ancien milieu de terrain rejette la pression dans le camp du Racing. "Eux doivent être européens. Nous, pas!" On ne peut lui donner tort à la lumière des moyens investis ces dernières saisons au Verlorenkost. Mais si l’affirmer suffisait à enlever le poids sur des épaules, on connaît beaucoup d’étudiants qui auraient utiliser cette méthode.

UNE DEMI-FINALE... "C'EST PAS TOUS LES JOURS"

L’Union Titus Pétange va devoir assumer devant son public. Et démontrer que la stabilité défensive retrouvée depuis l’intronisation de son nouvel entraîneur, n’est qu’un paramètre qui s’est amélioré parmi d’autres. "Le choc psychologique a joué", explique Artur Abreu. "Des garçons en manque de temps de jeu se sont donnés à fond à l’entraînement pour postuler une place de titulaire et d’autres sur le terrain ont compris qu’il était temps de se réveiller pour conserver leur poste."

Le cocktail a remobilisé un groupe en voie de se sauver et toujours engagé dans cette épreuve au parfum si particulier. "Je trouve que ça fait un peu cliché de parler d’équipe de coupe", affirme Kakoko. "Il faut peut-être encore prendre plus de plaisir que d’habitude, apprécier le moment et accepter le défi qu’on nous propose. Ce n’est pas tous les jours que l’on dispute une demi-finale", raconte celui qui a gagné deux coupes nationales en Pologne.

Il sera encore temps ensuite de parler de l’avenir. De celui d’un collectif qui jouera peut-être une finale contre l’ogre dudelangeois ou le non moins affamé Fola Esch. De celui du coach aussi à qui l’on a promis une place dans l’organigramme technique la saison prochaine. En principe dans la peau d’un adjoint. Mais un match a parfois des vertus magiques…