Le tribunal de Commerce de Bordeaux a donné vendredi son accord à la reprise des Girondins de Bordeaux par Gerard Lopez.

Il devient officiellement le nouveau propriétaire du club de football, ont annoncé dans un communiqué ses avocats du cabinet August Debouzy.

La prise de contrôle par l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois constitue la dernière étape d'un processus entamé en avril quand l'actuel actionnaire, le fonds d'investissements King Street, avait décidé de ne plus soutenir le club et que son président Frédéric Longuépée avait décidé de le placer sous la protection du tribunal de commerce. Un mandataire ad hoc avait été nommé et la banque Rothschild chargée de sélectionner les candidats à la reprise.

Le spectre d'un redressement judiciaire avait été levé en juin après l'annonce d'un accord entre Gérard Lopez et King Street.

Le 12 juillet, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français, avait levé le principal obstacle à la vente du club en donnant son feu vert au projet Lopez et au maintien en Ligue 1 des Girondins, en l'assortissant toutefois d'un encadrement de sa masse salariale.

Gérard Lopez, ancien président de Lille, dont il avait été évincé en décembre pour des problèmes financiers, avait au préalable réussi à convaincre les élus de Bordeaux Métropole, propriétaire du stade Matmut Atlantique, quant à sa capacité à régler le loyer du stade (4,9 M EUR annuels).

Les Girondins, avec un entraîneur -Jean-Louis Gasset- et des joueurs qui ne connaissent pas encore le sort que leur réserve le nouveau propriétaire, disputent samedi à Pontivy (Morbihan) un match amical contre Lorient (L2) et entament un stage d'une semaine à La Baule (Loire-Atlantique).

La seule nomination effectuée à ce jour par M. Lopez est celle d'un directeur technique, le Portugais Admar Lopes, avec lequel il travaillait déjà.

"SCHIZOPHRÈNE"

"C'est un peu schizophrène", a commenté vendredi l'homme d'affaires lors de sa première sortie comme propriétaire des Girondins de Bordeaux durant laquelle il a livré ses sentiments et ses objectifs.

"C'est un soulagement pour le club, pour les employés du club. Après pour moi, c'est particulier car ce n'est pas la fin de quelque chose mais le début. On sait que la situation est compliquée, déjà pour le foot en général et particulièrement en France, qui plus est pour les Girondins. J'ai pu dire que c'était une opération de sauvetage, non pas pour faire dans le dramatique ou autre mais c'est vrai que c'est un challenge".