Le FC Metz a craqué face à Brest ce dimanche après-midi (0-2), lors de la 12e journée de Ligue 1, alors qu'il surfait sur huit matches sans défaite.

Toutes les bonnes séries ont une fin et celle-ci est intervenue ce dimanche après-midi, dans la froideur de Saint-Symphorien pour le FC Metz. C'est d'ailleurs un vrai coup de froid pour les hommes de Frédéric Antonetti à qui tout réussissait - ou presque - depuis huit matches: face à Brest ce dimanche, les Mosellans ont fait preuve de maîtrise durant une bonne partie du match, mais se sont fait surprendre à cause, notamment, de l'activité d'un homme: Irvin Cardona.

Auteur d'un début de match convaincant avec des occasions de Gueye et Boulaya, Metz a été cueilli à froid dès la 12e minute: Cardona a coupé de la tête le corner de Faivre, expédiant le ballon dans les filets d'un Oukidja qui n'avait placé aucun défenseur au premier poteau (0-1). Dur dur.

Cela n'a certes pas freiné les velléités offensives des Grenats, notamment de Nguette qui a d'abord  fait parler sa vitesse sur le côté droit, buttant sur le portier breton Larsonneur (20e), avant de l'obliger à claquer une puissante frappe des 20 mètres, mais un peu trop axiale (41e). Entre-temps, Boulaya a tenté sa chance de plus loin, sur coup-franc, mais sa frappe a priori cadrée est passée de peu au-dessus des buts brestois, après une déviation du mur (35e).

Et puis, il y a eu ce drôle de fait de jeu, peu avant la pause. L'espace d'un instant, Boulaya a cru pouvoir tirer un penalty octroyé après une main supposé d'un joueur adverse dans la surface. Mais après quelques secondes de flottement et l'intervention de la VAR, l'arbitre est finalement revenu sur sa décision, laissant les Grenats rejoindre les vestiaires en étant menés au score.

CARDONA, LE COUP DE FROID

Après la pause, la physionomie de la rencontre est restée la même avec des Messins toujours aussi volontaires mais avec, aussi, la menace de voir l'adversaire faire le break. Ainsi, Sarr, parti de son côté gauche, a ajusté un tir croisé qui est passé tout près du but d'Oukidja (60e). Ce n'était qu'un avant-goût amer à ce qui allait suivre: Cardona, dans tous les bons coups, a hérité d'un bon centre de Honorat pour lober Oukidja, puis se jouer de Boye pour s'offrir un doublé, de la tête (0-2, 64e).

Dans la foulée, Oukidja a empêché une vraie déroute en s'interposant devant Lasne, auteur d'une puissante tête sur un coup-franc de Faivre (67e).

La messe était dite pour les Messins, d'autant plus que Boulaya voyait Larsonneur se coucher sur sa très bonne frappe croisée (82e).

"On a été cohérent dans ce qu'on sait faire mais Brest a été réaliste", a regretté le latéral messin Fabien Centonze, à la fin du match. "Quand on court après le score, on se découvre, on n'a pas le même bloc qu'en début de match... On a essayé de revenir au score mais ils marquent sur une de leurs rares occasions, pour doubler la mise. Ils ont été meilleurs offensivement."

Installés désormais dans le ventre mou de la Ligue 1, les Grenats auront fort à faire pour redémarrer une série: dimanche prochain, c'est Lyon qu'il faudra défier dans la fraîcheur de Saint-Symphorien.