Le FC Metz est allé chercher le point du nul à Nantes ce dimanche après-midi (1-1), lors de la 11e journée de Ligue 1. Il reste invaincu depuis huit journées.

Trois semaines après son arrivée en Moselle, Aaron Leya Iseka s'est retrouvé aligné d'entrée à la pointe de l'attaque des Grenats, quasi orpheline depuis la blessure de Niane et le départ de Diallo. Si, comme toute son équipe, l'attaquant prêté par Toulouse a vécu une première période assez compliquée, celle-ci fut "sauvée" par un penalty accordé à la toute dernière minute du premier acte pour une faute de main de Fabio. Aidé par le poteau, Leya Iseka a ainsi ouvert son compteur à Nantes qui, pourtant, maîtrisait totalement son sujet.

Car c'est bien l'attaquant adverse qu'on a surtout vu durant les 45 premières minutes. Dès la 13e, Kolo Muani faisait parler sa puissance avec cette frappe qui passait au-dessus des buts grenats. Toujours dans un angle fermé, l'attaquant alertait encore le portier messin trois minutes plus tard. A l'image de leur buteur, les Nantais affichaient un visage assez séduisant, produisant des séquences en une touche de balle. Comme celle survenue plus tôt, conclut par Blas aux 20 mètres, dont la frappe est passée à côté des buts du FC Metz (10e); Blas qui s'est ensuite offert un petit numéro de jongles avant de tenter un tir compliqué (33e).

L'ouverture du score pour les Canaris est venue de Corchia, monté aux avant-postes et qui s'est démené côté droit en résistant à Udol, avant de centrer dans la surface. Au sein d'une défense désorganisée et absente au marquage, Kolo Muani n'a pas cherché à comprendre: il a ajusté une frappe puissante sur laquelle Oukidja ne pouvait pas grand chose (1-0, 29e).

"On a un peu souffert et [ce penalty] nous fait du bien avant d'attaquer la deuxième période", affirmait, soulagé, Farid Boulaya, à la pause au micro de Telefoot. Mais "il faut réussir à enchaîner les passes et ne pas dégager constamment le ballon". 

PLUS EN VUE EN SECONDE PÉRIODE

Sans Leya Iseka, sorti à la 55e, les Grenats ont été plus en vue en seconde période, avec d'abord ce tir croisé de Gueye détourné par Lafont, le portier nantais (59e). Puis avec cette frappe de Vagner, l'ancien ailier de l'AS Nancy-Lorraine, qui était à deux orteils de donner l'avantage aux hommes de Frédéric Antonetti (70e).

Mais Nantes est resté dangereux et Oukidja a encore eu du boulot. Le portier, souvent décisif, a montré encore toute son importance sur la frappe à bout portant de Bamba, aidé ensuite par Boye, qui a dégagé le ballon devant sa ligne (61e).

De plus en plus insistant, Nantes s'en est remis au même Bamba, à Corchia, Coco et Abeid pour semer la zizanie dans la surface messine. En dépit de fautes, plus nombreuses, les Grenats ont tenu le coup, une fois encore. A une semaine de recevoir Brest, ils surfent toujours sur une série qui s'élèvent dorénavant à huit matches sans défaite.