Le FC Metz a été à deux doigts de s'imposer à Marseille grâce à un but de Niane, ce samedi soir, lors de la 5e journée de Ligue 1. Mais l'OM a égalisé à la dernière minute.

Le début de saison a été compliqué, mais on peut dire que le FC Metz a bien relevé la tête: une semaine après un premier succès face à Reims (2-1), les Grenats n'ont pas été loin de créer une relative surprise en allant s'imposer au stade Vélodrome face à Marseille, ce samedi soir. Pas loin car Sanson a finalement douché les espoirs mosellans à la toute dernière minute (1-1)...

Vite mis sous pression par les Phocéens, notamment sur le coup-franc de Thauvin qu'Oukidja a repoussé des poings en plongeant (5e), les hommes de Vincent Hognon ont ensuite vu la tête de Benedetto passer au-dessus de leur but (11e). Privés de ballon, ils résistaient encore aux tentatives de Payet (16e) puis à nouveau Benedetto (19e), non cadrées. Mais à ce moment-là, le danger se rapprochait de plus en plus pour de Messins clairement sur la défensive.

La première percée des Mosellans a été signée Boulaya, dont la frappe puissante a bien été bloquée par Mandanda (19e). Dans la foulée, Niane s'est retrouvé seul face à au portier marseillais, qui a écarté le ballon de justesse (20e). Après vingt premières minutes difficiles, Metz sortait un peu la tête de l'eau avec un Boulaya qui obtenait un coup-franc, néanmoins sans conséquence pour les Marseillais (26e). Moins pressant, l'OM s'en remettait toujours à son trio d'attaque Payet-Benedetto-Thauvin pour tenter de prendre en défaut la défense messine, mais malgré les efforts du deuxième -qui a tenté une bicyclette (39e)-, celle-ci tenait bon jusqu'à la pause.

"C'est difficile de jouer ici mais on essaie de contrer leur plan de jeu. Pour l'instant, ça marche. Il faut faire attention à la gestion de la profondeur car ils plongent beaucoup dans notre dos... Quand on récupère le ballon on peut vite aller vers l'avant, il va falloir mieux exploiter nos occasions car on peut leur faire mal" positivait le défenseur Dylan Bronn, après la première période, au micro de Canal +.

UNE MINUTE DE TROP...

Au retour des vestiaires, ni Marseille, ni Metz, ne parvenaient à régler la mire: les tentatives de Nguette, Maïga et Boulaya ne donnaient rien (46e, 53e, 60e), pas plus que celles de Payet (sur coup-franc, 50e, puis une frappe puissante, 59e) et Thauvin (55e). Si la domination demeurait marseillaise, les Messins montraient les dents sur ce très bon centre d'Udol, que Maïga, un peu loin, ne pouvait pas couper (60e). A l'affût des pertes de balle adverses, Boulaya récupérait le ballon et tentait encore sa chance de 25 mètres mais Mandanda était loin d'être inquiété (68e).

Dans un temps fort, Metz jouait bien le coup à la 71e, en faisant circuler le ballon de la droite vers la gauche, jusqu'aux pieds d'Udol. Dix minutes après son centre dangereux, le latéral messin en ajustait un autre pour Niane, totalement abandonné dans la surface. L'attaquant plaçait sa tête piquée dans le petit filet d'un Mandanda sans réaction et le FC Metz ouvrait le score contre toute attente (0-1, 71e).

André Villas-Boas, l'entraîneur de l'OM, utilisait alors de nouvelles cartouches avec les entrées de Khaoui, Germain, Radonjic, Gueye et Lopez, dans l'espoir d'au moins égaliser. Metz résistait toujours, restant attentif sur les centres et solide face aux percées plein axe. Sur une nouvelle percée, Maïga n'était même pas loin de doubler la mise (90e +2). Et puis la douche froide: à une minute de la fin du match, Sanson enroulait sa frappe dans la surface pour tromper Oukidja (90e +5, 1-1). Quelques secondes de trop pour le FC Metz qui aurait pu signer un bel exploit à Marseille. Mais ce point n'est, de loin pas, une mauvaise opération comptable...