Malmené par Strasbourg, le FC Metz a remporté le derby de l'est ce samedi lors de la 20e journée de Ligue 1.

Les Messins avaient des choses à se faire pardonner ce samedi soir. Car si l'année dernière s'était plutôt bien achevée avec deux nuls face à l'Olympique de Marseille (1-1) puis à Dijon (2-2, à dix contre onze), leur permettant de passer les fêtes hors de la zone rouge, 2020 a débuté tel un cauchemar: avec cette terrible défaite 3-0 en Coupe de France, face au FC Rouen qui, rappelons-le (même si ça fait mal) évolue trois divisions en dessous de la Ligue 1. Et les Messins se sont en partie fait pardonner, en remportant un derby de l'est qui a longtemps semblé mal embarqué...

Dans une chouette ambiance, les hommes de Vincent Hognon (privés de Sunzu, expulsé à Dijon) ont bien débuté ce derby de l'est, à peine inquiétés par ce coup-franc détourné qu'Oukidja est parvenu à sauver (8e). Passé le premier quart d'heure, les débats se sont équilibrés avec des Strasbourgeois tournant autour de la surface messine, cherchant à trouver la faille. Lala était d'ailleurs tout près d'ouvrir le score, bien décalé côté droit mais c'est bien le portier messin qui est sorti vainqueur de ce face-à-face brûlant (31e).

Intenable sur son côté gauche, Bellegarde échappait également au marquage de Centonze pour trouver Thomasson dans l'axe, qui manquait sa reprise (40e).

Sous l'emprise strasbourgeoise depuis une demi-heure, Metz se signalait uniquement par une frappe aux 20 mètres de Pajot (arrivé d'Angers cet hiver) passée largement à côté (30e). Bref, pas de quoi s'emballer côté grenat et dans les tribunes, on commençait à gronder...

BOYE BUTEUR SUR UNE RARE OCCASION MESSINE

L'entame de seconde période n'a réchauffé personne: les Messins ont semblé toujours aussi peu inspirés, et toujours dominés par des Strasbourgeois qui poussaient, sans encore trouver le chemin des filets en dépit des tentatives de Bellegarde dans la surface.

Tout juste a-t-on pu noter cette frappe à ras-de-terre d'Udol, peu dangereuse pour Sels, le gardien alsacien (65e).

Et puis l'inespéré s'est produit, à la suite d'une frappe contrée de Nguette. Sur le corner qui a suivi, Sels se couchait pour bloquer la tête de Maïga mais Boye, en embuscade, poussait le ballon dans le but alsacien (1-0, 68e).

Strasbourg pouvait s'en vouloir de ne pas avoir concrétisé ses occasions mais ne baissait pas les bras. Fofana testait ainsi les réflexes d'Oukidja, toujours imperméable (82e). Le portier grenat aura d'ailleurs été décisif sur une tête de Djiku, à quelques minutes de la fin du match (87e). Sur deux contres, Diallo et Boulaya auraient même pu donner plus de relief à cette victoire. Mais celle-ci relève déjà du miracle...

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