Dudelange y a cru jusqu'au bout mais a bêtement laissé filer une victoire qui lui tendait les bras face à Qarabag jeudi soir.

Dudelange n'avait plus qu'à tendre les bras pour saisir une deuxième victoire historique en Ligue Europa mais s'est endormi en cours de route. Les hommes de Bertrand Crasson ont concédé le match nul sur la pelouse de Qarabag (1-1) et ont échoué à prendre leur revanche sur leur bourreau du match aller (1-4 au stade Josy Barthel).

Cette fois, point de drone pour perturber le match mais un stade quasiment vide et des absences remarquées de Danel Sinani et de l'entraîneur Bertrand Crasson, suspendus. Dans ce duel des éliminés, c'est pourtant Dudelange qui est le plus mal rentré dans son match, faisant preuve de beaucoup d'attentisme en défense. En témoigne cet incroyable trou d'air de Cools qui a taclé à côté du ballon et laissé Zoubir frapper, à côté du cadre, dès la 3e minute.

Un démarrage raté sans conséquence puisque Qarabag faisait preuve de beaucoup de déchet dans la transmission de balle. Incapable de construire son jeu durant le premier quart d'heure, Dudelange a pu compter sur une grosse cohésion et un vrai manque de réussite et de dangerosité de la part des Azerbaïdjanais.

Il a fallu attendre la 20e minute pour voir Dudelange intensifier son pressing et perturber le jeu de Qarabag. Suffisant pour rééquilibrer les débats mais les Luxembourgeois se montraient toujours très timides devant. Ce n'est qu'après 37 minutes de jeu que la défense de Qarabag connut son premier loupé, laissant Bernier se balader dans la surface et centrer pour Bettaieb. Sa reprise à bout portant était contrée par le gardien de Qarabag.

Au retour des vestiaires, Dudelange revenait avec de l'envie et davantage de maîtrise au milieu de terrain. Après un coup-franc joué à deux, mais complètement gâché, et un carton jaune reçu par Morren, Dudelange a progressivement pris l'ascendant sur les locaux. D'abord par Bettaieb, dont le but a été injustement refusé pour un hors-jeu inexistant alors que l'attaquant venait de réaliser un bel enchaînement contrôle de la poitrine et lob de Mahammadaliyev, le gardien de Qarabag (56e).

La récompense est finalement venue après l'heure de jeu pour les champions du Luxembourg. Après un bon travail au milieu de terrain, le n°10 Stolz est parvenu à trouver Bougrine, bien encadré par trois joueurs azerbaïdjanais en face du but, à l'entrée de la surface. Ce dernier, d'un bon contrôle vers la droite, est parvenu à s'ouvrir un trou de souris pour croiser sa frappe (1-0, 63e).

Plutôt que de verrouiller derrière, Dudelange a fait l'erreur de s'endormir alors que Qarabag accentuait sa pression pour revenir dans le jeu. Ce que la défense de Dudelange a longtemps tenté de contenir, d'abord grâce à Joubert, auteur d'un arrêt important sur une frappe à ras de terre des vingt mètres. Puis avec un peu de chance, l'attaquant Gueye étant trop court pour reprendre un centre venu de la droite alors qu'il s'était défait de son marquage (80e). Et finalement par Tom Schnell, auteur d'un retour décisif sur la frappe de Zoubir, qui venait de s'écarter à gauche (85e).

Des actions en trompe-l'oeil tant Dudelange a semblé lever le pied derrière. Les Luxembourgeois ont finalement été punis dans les arrêts de jeu par Gueye, laissé complètement seul devant Joubert (1-1, 90+1). Cruel tant les Dudelangeois semblaient pouvoir se faire violence et serrer la vis derrière.

La campagne européenne du F91 s'arrête donc sur un match nul et une dernière place du groupe A. On retiendra tout de même leur victoire inaugurale contre l'Apoel Nicosie et ce (frustrant) match nul qui lui ont tout de même rapporté quatre points. Malgré une défense aux abois (18 buts encaissés en six matches), Dudelange se sera montré beaucoup plus mordant devant (huit buts marqués dont deux contre Séville et quatre contre Nicosie). Le F91 peut maintenant se concentrer sur le championnat, son principal objectif de la saison.