Ultra réalistes, les Grenats ont fait une belle affaire en Corse: à cinq journées de la fin, la montée en Ligue 1 est quasiment acquise.

"On est leader depuis la deuxième journée. Il faut finir le travail, vite" confiait cette semaine dans la presse mosellane Renaud Cohade, le vétéran et capitaine du FC Metz. Avec désormais treize matches sans défaite et trois mois d'invincibilité en Ligue 2, les Grenats imposent un rythme difficile à suivre pour leurs poursuivants, Brest, Troyes, le Paris FC et Lorient. Et cela même si les hommes de Vincent Hognon, sur le banc depuis le recul pris par l'entraîneur principal Frédéric Antonetti en décembre dernier, ne donnent pas l'impression de trop forcer ces derniers temps. Que ce soit à Auxerre (0-0) ou plus récemment face à Châteauroux (2-1), les Grenats gèrent en attendant que la montée, puis certainement leur titre de champion, ne soient officiellement décrochés.

PAS FLAMBOYANT MAIS DIABLEMENT EFFICACE

Ce vendredi soir sur la pelouse du Gazélec Ajaccio, le FC Metz a dégagé la même impression. Pas flamboyant mais diablement efficace. Il a d'abord fallu en passer par une demi-heure de jeu sans la moindre véritable occasion. Avant une première fulgurance: celle de Diallo, bien lancé dans l'axe par Nguette. Mais le meilleur buteur du championnat, après avoir effacé le portier corse, devait s'en remettre à Angban, qui ne cadrait pas sa frappe. En première période, c'est tout ce qu'on a eu à se mettre sous la dent. Dominateurs, les Grenats se montraient ainsi assez inoffensifs face à des Ajacciens pas beaucoup plus dangereux.

Mais les Mosellans ont montré pas plus tard que la semaine dernière qu'il ne leur fallait pas grand chose, en ce moment, pour faire la différence. Ainsi, au retour des vestiaires, sur coup-franc, il n'a fallu qu'une bévue d'Oberhauser, le gardien corse, pour que Boye ne surgisse et catapulte le ballon sous la barre transversale (54e, 0-1). Sans avoir montré grand-chose, Metz prenait les commandes de cette rencontre plutôt terne... mais devenue, dès lors, un peu plus intéressante. Auteur d'une belle tête, Ndoye, ancien de la maison grenat, forçait ainsi Oukidja à s'envoler dans son but afin d'éviter l'égalisation (59e). Une petite poignée de minutes plus tard, c'est Cohade qui se retrouvait dans une position plutôt inhabituelle, bien lancé dans la surface par Boulaya, et qui trouvait le poteau après avoir effacé le gardien ajaccien (63e)!

"SI ON GAGNE MARDI, C'EST FAIT"

Et si les Corses n'ont pas été loin de remettre les compteurs à zéro, aidés par un duo Blayac - Armand volontaire en attaque, Metz a prouvé une seconde fois qu'il ne fallait pas lui laisser la moindre opportunité. Lancé à la limite du hors-jeu, Diallo filait tout seul avec Niane, qu'il servait sans le moindre problème pour faire le break (76e, 0-2). C'est la force d'une équipe pour qui tout souri et qui n'est vraiment plus très loin de célébrer son retour dans l'élite. À cinq journées de la fin de la saison, Metz compte 6 points d'avance sur Brest (vainqueur d'Orléans 2-1) et 13 sur Troyes (vainqueur de Lorient 0-3).

"La première mi-temps a été compliquée mais on a su ensuite bien poser notre jeu. Maintenant, il faut gagner à domicile. On veut finir avec le plus de points possible. On n'est pas loin (de la Ligue 1), si on gagne mardi, c'est fait" a affirmé Cohade à la fin du match.

Mardi, ce sera face Grenoble à Saint-Symphorien. Pour finir le travail.