L'un fait partie des favoris du Mondial, l'autre est en quête de rédemption après un début de saison mouvementé. Neymar et Cristiano Ronaldo débutent leur Mondial aujourd'hui.

L'un a le vent en poupe et l'étiquette de favori, l'autre est sans employeur et a souffert pour emmener son pays au Qatar: le Mondial-2022 accueille jeudi les débuts de deux stars planétaires, le Brésilien Neymar et le Portugais Ronaldo.

Après les rencontres du jour - Suisse-Cameroun (11h00) et Brésil-Serbie (20h00) dans le groupe G, Uruguay-Corée du Sud (14h00) et Portugal-Ghana (19h00) dans le groupe H -, toutes les équipes auront disputé leur premier match.

Derniers arrivés sur le sol qatari, les Brésiliens commencent leur tournoi là où beaucoup les imaginent le finir: au stade de Lusail où sera jouée la finale le 18 décembre.

Ce statut de grand favori pour un sixième sacre est renforcé par les blessures à répétition chez les champions sortants français et la défaite-choc des Argentins de Lionel Messi contre l'Arabie saoudite mardi (2-1) dans ce même stade.

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Cristiano Ronaldo, attaquant et capitaine du Portugal, à l'entraînement à Al Samriya, près de Doha, le 21 novembre 2022 / © AFP

Ce revers des grands rivaux sud-américains, doit "nous faire réfléchir. On sait qu'il n'y a pas de moments faciles pendant une Coupe du monde", a mis en garde l'entraîneur Tite, conscient de la pression considérable qui pèse sur ses joueurs. Le Brésil, pays du football-roi, attend depuis vingt ans d'accrocher une sixième étoile à son maillot.

Étincelant depuis le début de saison avec le Paris-SG, Neymar a devancé l'appel puisqu'il en a déjà fait coudre une sur son short avant de poster la photo sur Instagram. Arrogant l'attaquant parisien? "Seulement un rêveur", le défend Richarlison.

La défaite mercredi de l'Allemagne contre le Japon (2-1), deuxième grosse surprise de ce début de compétition, sonne comme un nouveau rappel à la vigilance pour Neymar et ses équipiers.

D'autant que la Serbie ne se présentera pas en victime expiatoire. "Personne ne me fait peur dans ce monde, pas même le Brésil. Pas besoin d'avoir peur", prévient l'entraîneur serbe Dragan "Piksi" Stojkovic.

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Dragan Stojkovic, sélectionneur de l'équipe de Serbie, à la veille de son entrée en lice dans le Mondial-2022 contre le Brésil, lors d'une conférence de presse à Doha, le 23 novembre 2022 / © AFP

Le maître à jouer de la dernière équipe yougoslave se laisse aller à l'ironie pour répondre à une question sur le potentiel offensif brésilien. "Vous dites que les Brésiliens vont jouer avec quatre attaquants ? Alors c'est fini pour nous ! Le Brésil a de la chance d'avoir quatre attaquants mais il faudra bien que quelqu'un joue en défense, non ?", sourit-il.

Si elle ne donne pas toutes les garanties derrière, son équipe n'est pas démunie offensivement avec des joueurs évoluant dans les grands championnats européens, l'expérimenté Dusan Tadic, le massif Aleksandar Mitrovic. Et surtout Dusan Vlahovic, l'arme N.1 des "Aigles", successeur à la Juventus Turin de Cristiano Ronaldo, l'autre grande star à entrer en scène jeudi.

Le Portugais, qui vient de rompre d'un commun accord son contrat avec Manchester United après une dispute publique au lance-flamme, assure que ce feuilleton "n'ébranlera pas" sa sélection.

Outre des débuts réussis, cet insatiable collectionneur de records en aura un dans le viseur: déjà meilleur buteur de l'histoire du football de sélections (117 buts en 191 capes), il peut devenir contre le Ghana le premier à marquer lors de cinq Coupes du monde différentes. Lui assure que ce ne sera pas sa priorité: "Si nous sommes champions du monde sans que je marque, je signe tout de suite."