Phoenix s'est imposé jeudi à Dallas (109-101) en NBA, en faisant la différence dans les dernières minutes, pour asseoir un peu plus sa domination à l'Ouest, devant son dauphin Golden State, trahi par de grosses maladresses chez lui face à Indiana.

Quand le soleil se couche sur un match assez serré, les Suns brillent de plus belle. Tant et si bien que très souvent, cette saison, la victoire leur est promise.

Pourquoi ? Parce qu'ils comptent en leurs rangs Devin Booker et Chris Paul, deux stars "clutch", c'est à dire capables de prendre le match à leur compte, pour mieux le faire basculer avec des actions décisives.

Ainsi, alors qu'il restait trois minutes à jouer avec un score de 99-99, Phoenix a fini sur un 10-2 grâce aux deux hommes.

Le premier a mis deux lancers francs dans les dernières secondes pour totaliser 28 points, non sans avoir délivré deux de ses six passes décisives durant ce money-time.

Le second (20 pts, 11 passes) a quant à lui mis le shoot derrière l'arc qu'il fallait pour tuer tout suspense.

"Notre expérience forgée depuis la saison passée (où ils ont atteint la finale, ndlr) fait qu'on ne craque pas dans ces situations. On durcit notre effort défensivement aussi. Et d'habitude ça fonctionne", a expliqué Booker, qui faisait face à Luka Doncic, excellent en première période avant de disparaître des radars.

Le Slovène comptait 19 points à la pause, après un panier à longue distance inscrit au buzzer. Mais il n'a pu continuer à ce rythme, finissant avec 28 unités (8 passes, 8 rbds).

Pour les Mavs, ce deuxième revers en douze matches n'a pas de conséquence sur leur 5e place. Les Suns eux accentuent leur avance sur les Warriors, battus (121-117) sans gloire, après prolongation, par de coriaces Pacers pourtant dépourvus de leurs trois leaders (Sabonis, LeVert, Brogdon).

RTL

Chris Duarte des Indiana Pacers marque lors du match NBA face aux Golden State Warriors le 21 janvier 2022 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Les Lakers de LeBron James, moqués la veille après avoir été également piégés à domicile par Indiana, modeste 13e de la conférence Est, ont dû sourire en voyant le même sort réservé à Golden State, qui peut surtout s'en vouloir.

Car même lorsqu'on possède en ses rangs Stephen Curry, le seul à tenir son rang (39 pts, 8 passes) sauf dans l'overtime où il a raté ses deux dernières tentatives derrière l'arc (6/16 au final), il est impossible de sortir vainqueur d'un match où on commet 21 pertes de balles, avec pour aggraver le tout un 9/42 à longue distance.

Ainsi les Californiens, qui menaient tranquillement de 16 points en fin de première période, ont laissé de l'espoir à Indiana de réussir un gros coup, porté par Chris Duarte (27 pts) et Keifer Sykes, décisif avec cinq de ses dix points inscrits dans un "overtime" qui avait été arraché par Justin Holiday (16 pts).

Côté Warriors, l'absence du guerrier Draymond Green (mollet) s'est fait une nouvelle fois sentir, Klay Thompson peinant à trouver la mire (12 pts).

A New York, rien ne va plus après un troisième revers (102-91) consécutif concédé par les Knicks (11e à l'Est) au Madison Square Garden contre des Pelicans, qui ont compté jusqu'à 25 longueurs d'avance.

Avec Julius Randle encore passé au travers (4 pts à 1/9, 7 rbds, 6 passes), Evan Fournier manquant de tranchant (6 pts) et Kemba Walker quasi-invisible (5 pts), les Knicks ont cruellement péché offensivement.

Du côté de La Nouvelle-Orléans (13e à l'Ouest), c'est le collectif dans son ensemble qui s'est mis en évidence, avec six joueurs entre 11 et 18 points, le pivot lituanien Jonas Valanciunas (10 rbds, 2 contres) s'avérant le plus prolifique.