Max Verstappen dans les barrières, Lewis Hamilton devant sur la grille: une erreur du Néerlandais, samedi, a offert la pole position à son grand rival.

Dimanche à 20h30 locales (18h30 locales), le leader du classement des pilotes, accidenté en qualifications, prendra le départ en troisième position, derrière aussi la deuxième Mercedes du Finlandais Valtteri Bottas.

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Le pilote néerlandais Max Verstappen (Red Bull), après avoir décroché la 3e place des qualifications du premier Grand Prix d'Arabie saoudite de Formule 1, le 4 décembre 2021 sur le circuit de Jeddah / © POOL/AFP

Les choses sont donc mal engagées pour Verstappen dans un week-end crucial. Et ça pourrait être pire si sa boîte de vitesses était endommagée, la remplacer coûtant cinq places sur la grille.

Sur le papier, le pilote de 24 ans peut remporter son premier titre dans la catégorie reine du sport automobile au terme de cette 21e épreuve sur 22 s'il porte de 8 à 26 longueurs au moins son avance en tête du championnat.

Mais cela impliquerait de marquer 18 points de plus qu'Hamilton, au minimum, et donc de terminer premier ou deuxième du GP en espérant que son rival de 36 ans trébuche.

Au contraire, une victoire assortie du point du meilleur tour permettrait au Britannique de Mercedes d'égaliser au classement si Verstappen finit deuxième, ou de prendre les devants si le pilote Red Bull fait moins bien.

"PLUS DIFFICILE MAIS PAS IMPOSSIBLE"

"Déçu", le Néerlandais peut l'être d'autant plus qu'il était en course pour une pole magistrale jusqu'à ce qu'il touche une barrière de sécurité à la toute fin de son dernier tour sur le circuit urbain de Jeddah.

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La joie du Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), lors de la 3e séance d'essais du premier Grand Prix d'Arabie saoudite de Formule 1, le 4 décembre 2021 sur le circuit de Jeddah / © AFP

"Vu notre performance, on peut être reconnaissants pour ce qu'on a réussi à faire", confirme Hamilton. "On était rapides vendredi mais, pour une raison que j'ignore, en essais libres 3 et en qualifications, on manquait de rythme et on avait du mal avec nos pneus. Donc de là à réussir ce doublé..."

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Le pilote néerlandais Max Verstappen (Red Bull), avant de toucher le mur lors des qualifications pour le premier Grand Prix d'Arabie saoudite de Formule 1, le 4 décembre 2021 sur le circuit de Jeddah / © AFP

Ca n'est pas le bon moment pour commettre une erreur mais son rival ne rend pas les armes. Contrairement au Qatar il y a deux semaines, "on a l'air de pouvoir se battre", estime Verstappen. "J'aurais préféré partir premier. En m'élançant troisième, ça sera plus difficile mais pas impossible (...) L'objectif reste de gagner."

Pour Hamilton, idem. "On est ici pour gagner, c'est pour ça qu'on se prépare. Ils (Red Bull) vont être rapides donc il faudra être malins et travailler en équipe", prévient-il. "En plus, c'est une course de nuit sur une nouvelle piste, donc il y a beaucoup d'inconnues."

La messe n'est pas encore dite sur un tracé exigeant et sur lequel les équipes manquent de données pour bâtir leurs stratégies.

Entre la vitesse élevée, des murs proches et un air chaud et humide qui pèse sur les organismes, on n'est pas à l'abri de quelques accidents, comme l'ont montré les deux courses de Formule 2 vendredi, avec pas moins de cinq sorties de la voiture de sécurité.

DROITS HUMAINS

Derrière le trio de tête, on retrouvera sur la grille dimanche le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) et le Mexicain Sergio Pérez (Red Bull-Honda).

Le Français Pierre Gasly (AlphaTauri), le Britannique Lando Norris (McLaren), le Japonais Yuki Tsunoda (AlphaTauri), le Français Esteban Ocon (Alpine) et l'Italien Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) complètent le Top 10 des qualifications.

La deuxième Ferrari de l'Espagnol Carlos Sainz Jr, rendue "inconduisible" par un petit choc contre les barrières, ne s'est classée que 15e.

A noter aussi les 17e et 18e positions seulement pour les Aston Martin de l'Allemand Sebastian Vettel et du Canadien Lance Stroll.

En accueillant la F1, comme de plus en plus de grands événements sportifs et culturels, l'Arabie saoudite poursuit sa campagne pour améliorer son image à l'international et diversifier son économie pétrolière. Ses détracteurs l'accusent de "sportwashing", c'est-à-dire d'utiliser ces rendez-vous pour faire oublier ses manquements aux droits humains.

Hamilton ou encore Vettel profitent toutefois de l'occasion pour exprimer leur soutien à la communauté LGBT+, le premier en arborant un arc-en-ciel sur son casque, le second en faisant de même sur ses chaussures de sport.