Depuis la semaine dernière, une drôle d'atmosphère s'est installée dans le vestiaire des Bleus.

En cause, les tensions nées des propos d'Olivier Giroud, qui s'était plaint de recevoir moins de ballons que Karim Benzema. Une attaque qui avait surpris Mbappé, qui s'est senti visé et voulait répondre face aux médias. Calmé par Deschamps, il avait renoncé. Mais ce dimanche, il a tout de même réagi en conférence de presse.

Il a d'ailleurs confirmé l'existence de ce problème. "Ce qu'il a dit ne m'a pas dérangé plus que ça, je suis attaquant et j'ai eu ce sentiment 365 fois dans un match", a d'abord déclaré l'attaquant parisien. Avant de s'en prendre frontalement à son équipier. "Mais c'est plus de le sortir publiquement. Je l'ai félicité dans le vestiaire, il ne m'a rien dit et après je l'apprends la presse. Il ne dit rien de méchant. C'est plus le fait de le sortir publiquement, j'aurais préféré qu'il vienne me le dire et qu'il soit même plus virulent dans le vestiaire. Mais c'est pas un problème, ce sont des petites broutilles. L'équipe n'a pas besoin qu'on se mette dans bâtons dans les roues", a poursuivi Mbappé.

Alors que les choses auraient pu s'arrêter là, Mbappé a continué de surenchérir, loin de calmer la situation. "S'il n'y a pas d'explication, il y aura des non-dits. C'était un peu tendu, mais le plus important est d'en discuter, de faire passer ça après le groupe. Le plus important ça reste le groupe. C'est un micro-épisode. Si vous comparez le nombre de passes que je fais à Benzema ou Neymar par rapport à Giroud, c'est sûr que je fais moins de passes à Olivier. Mais ça ne veut pas dire que je ne regarde pas Olivier. C'est juste que son profil est différent. Benzema décroche à 40m du but pour toucher des ballons, Giroud préfère rester devant pour être présent dans la surface. C'est un peu malsain. On essaie de dire des choses sans les dire. Tu sous-entends que je ne veux pas faire de passes à Giroud. Je dis que ce sont des profils différents", a lâché le Français à un journaliste.

Des réponses qui clarifient la situation mais qui pourraient tout de même maintenir une certaine crainte, à 48h du début des Bleus à l'Euro 2020.