Cette fois c'est sûr, l'OM est en pleine crise.

Battu 1-0 par Lens mercredi au Stade Vélodrome lors d'un match en retard qui pouvait lui permettre de se rapprocher du groupe de tête, le club marseillais aligne les mauvais résultats et son entraîneur André Villas-Boas semble à court de solutions.

Les Marseillais se sont longtemps accrochés à ces deux matches en retard face à Lens et Nice, qui, à une époque, pouvaient faire d'eux les leaders du championnat. Au fil des mauvais résultats, ils sont simplement devenus des matches qui indiqueraient s'ils pouvaient encore regarder vers le haut.

Une première réponse, très claire, est venue mercredi, avec ce match horrible perdu contre Lens (7e), qui laisse l'OM à la 6e place, à quatre longueurs du 5e, Rennes.

Le milieu de terrain marseillais, Florian Thauvin, après la défaite de son club face à Lens (1-0), le 20 janvier 2021 au Stade Vélodrome) / © AFP

Il faut dire que le bilan des six dernières semaines est terrible, avec une seule victoire et quatre défaites lors des sept dernières journées de Ligue 1. Mercredi, les supporters ont fait savoir ce qu'ils en pensaient. Le Vélodrome est vide mais les messages qu'ils y avaient laissé étaient très clairs, comme une bronca sans le son: "Vous êtes dégueulasses"; "Vous nous faîtes honte".

Les banderoles, les sanctions, les explications dans le vestiaire ou dans le bureau de Villas-Boas, les discussions "les yeux dans les yeux", la "colère froide" du président Jacques-Henri Eyraud... Tout cela était le fruit de l'épouvantable deuxième période des Marseillais samedi contre Nîmes (défaite 2-1).

Problème: les Marseillais ont peut-être fait pire encore face à Lens mercredi.

L'entraîneur portugais de l'Olympique de Marseille, Andre Villas Boas, lors du match de L1 contre Lens, le 20 janvier 2021 au Stade Vélodrome / © AFP

Lundi, après le grand déballage, Villas-Boas avait promis que l'état d'esprit, en tous cas, serait au rendez-vous ce mercredi. Cela n'a pas particulièrement sauté aux yeux, contrairement à l'absence de qualité dans le jeu olympien.

Des erreurs techniques, des choix douteux, Kakuta qui s'amuse avec Gueye au milieu de terrain, ce même Gueye puis Benedetto qui viennent demander des conseils de positionnement à Villas-Boas, voilà ce qu'on a vu côté marseillais lors des 45 premières minutes.

Seule une frappe hors-cadre de Gueye est venue s'insérer dans le tableau statistique, mais l'OM est surtout passé près de la catastrophe à la 25e minute, après une perte de balle coupable de Balerdi. Banza est en effet parti seul au but mais a été privé de duel avec Mandanda par le tacle vigoureux de Caleta-Car.

Après la pause, Lens, qui n'avait pas non plus tenté grand-chose lors du premier acte, est venu un peu plus haut dans le camp marseillais, comme pour voir s'il n'y avait pas un peu plus qu'un point à prendre face à cet OM exsangue.

De frappe à côté en tête déviée, le danger s'est petit à petit rapproché. Et, presque sans surprise, l'OM a très vite craqué, avant même l'heure de jeu, sur un coup de tête de Banza bien servi par Haïdara (59e).

Peu après, Payet, de nouveau remplaçant, est entré, comme Radonjic ou Khaoui. Quelques frappes sans grand danger sont venues gonfler les lignes de chiffres mais Lens n'a pas spécialement tremblé pour boucler sa victoire, qui aurait pu être plus large sans un grand Mandanda face à Kalimuendo (85e, 90e + 1).

A trois jours d'aller à Monaco (4e), une équipe qui les devance de quatre points, les Marseillais sont bel et bien en crise et les voies de sortie sont rares. Il leur reste comme motifs d'espoir ce dernier match à rattraper contre Nice et le mercato qui pourrait leur apporter Milik. Mais l'avant-centre polonais ne sortira pas à lui seul l'OM du marasme.