A six mois des Jeux olympiques de Tokyo-2020, où il ambitionne de reconquérir l'or sur 50 m libre, Florent Manaudou passe son premier test de l'année, ce week-end à l'Euro Meet de Luxembourg, face à un plateau relevé.

Quoi de mieux en effet, pour prendre ses marques en grand bassin, que de se mesurer samedi aux Brésilien Bruno Fratus et au Britannique Ben Proud, son partenaire au sein de l'équipe Energy Standard en Ligue internationale de natation (ISL), respectivement troisième et cinquième meilleurs performeurs en 2019, en 21 sec 31 et 21 sec 48.

Le test a d'autant plus de valeur que le nageur français de 29 ans aura peu d'autres occasions avant les championnats de France en avril à Chartres, qualificatifs pour les JO de Tokyo.

D'ici là, il pourrait être présent au meeting de Marseille (20-22 mars), l'une de ses deux villes d'entraînement avec Antalya en Turquie, où est basée son équipe Energy Standard.

"Il est positif, son stage au Cap (Afrique du sud) s'est bien passé", a déclaré à l'AFP son entraîneur au sein d'Energy, James Gibson.

- L'épouvantail Dressel -

Manaudou est inscrit sur 50 m papillon vendredi, sur 50 m libre samedi et sur 100 m libre dimanche, mais "nous n'avons pas encore planifié le plan" de courses, précise Gibson. Sur le 50 m papillon, il pourrait être opposé à l'Ukrainien Andriy Govorov, détenteur du record du monde (22.27).

Lors de son retour à la compétition, en juin à Rome, Manaudou avait impressionné en nageant le 50 m en 21 sec 72, après seulement dix semaines d'entraînement et près de trois ans de pause marqués par son passage dans le handball. Son temps sera donc scruté à Luxembourg.

Depuis Rome, le médaillé d'argent aux Jeux 2016 à Rio, qui a l'ambition de retrouver l'or de Londres-2012, s'est imposé une fréquence de compétitions élevée, multipliant les sorties en petit bassin. Cette période lui a permis de glaner plusieurs médailles (or sur 50 m libre et papillon aux championnats de France, argent sur 50 m libre aux championnats d'Europe) et de montrer qu'il faudra compter avec lui.

L'Américain Caeleb Dressel recordman du monde du 50 m nage libre en petit bassin lors des finales de la Ligue internationale de natation (ISL), à Las Vegas, le 20 décembre 2019 / © AFP/Archives

Mais il a aussi pu mesurer la concurrence qui pourrait l'attendre à Tokyo. A Las Vegas, en décembre, l'épouvantail américain Caeleb Dressel l'a devancé sur 50 m libre et a fait tomber le record du monde du Français de deux centièmes, en 20 sec 24, lors de la dernière étape de l'ISL.

Victorieuse de ce nouveau circuit, la Suédoise Sarah Sjöström sera aussi présente à Luxembourg. Elle pourrait y affronter Charlotte Bonnet sur le 100 m libre. La Française devrait aussi s'aligner sur 200 m libre.