Le président du Rugby Club Toulonnais Mourad Boudjellal, sur le départ, a affirmé mercredi à l'AFP qu'il s'était lancé un nouveau "défi": reprendre le club de football du SC Toulon, qui n'est toutefois "pas à vendre" selon son actionnaire majoritaire.

"Mon premier amour, c'est le RCT, je le garderai toujours. Mais j'avais besoin d'un grand défi et celui-là est gigantesque: revoir du foot pro à Toulon, disparu depuis presque 30 ans" et la relégation du Sporting en troisième division en 1993 à la suite de problèmes financiers, a assuré Boudjellal à l'AFP.

Le président historique du RCT, qui a confirmé fin décembre son départ du club du Top 14 à la fin de la saison après l'avoir cédé à Bernard Lemaître, a estimé que "quand on est dans les 15 premières villes de France, on ne peut pas végéter".

"Dijon, Amiens, Nîmes, Angers, que je respecte, n'ont rien de moins que nous, il n'y a pas de raison", a-t-il ajouté, conscient de s'attaquer à "une page blanche" mais déterminé à réaliser la transaction "le plus tôt possible".

Le Sporting Club de Toulon, cinquième de première division à ses plus belles heures dans les années 1980, est remonté en National l'an dernier après de longues années passées loin du monde professionnel. Mais il occupe la dernière place de son championnat, sans victoire en 18 matches.

L'entreprise de Boudjellal, qui n'hésite pas à viser "deux montées en deux ans" en cas de descente du club en National 2, a-t-elle une chance d'aboutir ?

L'actionnaire majoritaire du Sporting depuis 2011, Claude Joye, sous l'égide duquel Toulon a connu trois montées en division supérieure, a précisé que "le club n'est pas à vendre".

"Financièrement, le club va bien, je ne tolère pas qu'on déstabilise le club. (Mourad Boudjellal) n'a pas annoncé ça quand on montait en N1 l'an dernier et qu'on était la seule équipe de France invaincue, il l'annonce quand on est la seule équipe qui n'a pas gagné un match...", a-t-il poursuivi auprès de l'AFP, regrettant que Boudjellal ait annoncé ses intentions par voie de presse, auprès de Var Matin mercredi.

"Je suis prêt à le rencontrer", mais partager le pouvoir avec Boudjellal, "impossible" selon lui: "Je ne suis demandeur de rien, il n'est jamais venu voir un match du Sporting".