Au mois d'août 2021, il y a eu un pic de 100 décès par semaine. Des décès qui peuvent être mis en lien avec les fortes chaleurs.

Les chaleurs extrêmes et le stress thermique ne nuisent pas seulement à la nature, mais fatiguent également le corps humain. C'est pourquoi il y a un lien entre les nuits tropicales et une hausse de décès. Ce phénomène est également observable au Grand-Duché. C'est ce que démontrent les chiffres des décès partagés par le ministère de la Santé à propos de l'année passée. En effet, il y a eu au mois d'août dernier un pic de 100 décès par semaine, ce qui était supérieur à la moyenne estimée. Ces décès sont attribués aux nuits tropicales et aux fortes chaleurs.

Ce sont les personnes de plus 85 ans qui étaient concernées par cette surmortalité. C'est le député des Verts Marc Hansen qui avait reçu cette information par le biais de sa question parlementaire adressée à la ministre de la Santé Paulette Lenert. Dans le contexte de cette question parlementaire, il s'est référé à une étude berlinoise. Le député y mentionne également le fait que les périodes de chaleur intense sont de plus en plus fréquentes pendant la journée et que les nuits tropicales vont représenter un défi pour la santé publique. 

Il est donc d'autant plus important de respecter les bons gestes conseillés dans le Plan Canicule national, mis en place il y a plus de 20 ans. Au cours des 16 dernières années, le nombre de personnes âgées qui ont reçu des visites à domicile parce qu'elles s'étaient inscrites, est relativement faible avec environ 4.800 personnes, soit plus ou moins 300 personnes par an. La population concernée est informée sur l'offre proposée par courrier, au bureau municipal ou bien évidemment via les services de soins à domicile. Le nombre de personnes qui s'inscrivent via la hotline "canicule" du ministère de la Santé est tout aussi faible. La ligne reçoit environ une dizaine d'appels par semaine.

Le ministère de la Santé est en train d'analyser le Plan Canicule avec les données de l'année dernière avec la COPAS et la Croix-Rouge, afin de pouvoir l'améliorer bientôt. Parmi les évolutions qu'ils visent figurent l'accompagnement des offices sociaux des communes pour assurer un meilleur suivi des personnes vulnérables, ainsi que du nouveau matériel informatique pour informer la population de manière ciblée au sujet des dangers des périodes de chaleur.