L’échelle du Nutri-Score varie de A, pour les aliments les plus sains, à E, pour les produits les moins bons pour la santé.

Ce système d’étiquetage influence certains consommateurs. "On voit les sucres et on regarde", assure un couple qui fait ses achats dans un supermarché à Nivelles. "J’essaie, surtout que j’ai des enfants, de regarder. J’espère que c’est vraiment clair et que c’est vraiment surveillé, que le Nutri-Score n’est pas un attrape-nigaud", confie un père de famille. "Il y a des produits où le Nutri-Score est très faible alors qu’il devrait être plus haut et d’autres où il est correct", assure un autre client.

Mieux correspondre aux recommandations alimentaires

Pour pallier ces failles, l’algorithme derrière ces scores est en train d’être mis à jour afin de mieux correspondre aux recommandations alimentaires. "On nous recommande par exemple de manger deux fois par semaine du poisson gras et on retrouve le saumon en D", souligne Pascale Marcoux, diététicienne.

Ce produit recevra donc un meilleur score. C’est le cas également de l’huile d’olive. A l’inverse, la viande rouge, les noix et les graines seront moins bien classées. Même adapté, le Nutri-Score reste un guide et le consommateur doit garder un esprit critique. "A ce n’est pas à volonté, D cela ne veut pas dire danger, mais peut-être doser", indique diététicienne.

Des changements pas visibles avant plusieurs mois

Les changements de catégories ne devraient pas être visibles avant plusieurs mois, le temps que les fabricants adaptent leurs emballages. "Sur les étiquettes électroniques évidemment, cela peut s’adapter assez rapidement car c’est un système qui le permet, mais en l’occurrence si on doit faire un changement sur un packaging on doit le faire refaire, le réimprimer", explique Karima Ghozzi, porte-parole de Delhaize.

Le label Nutri-Score est utilisé dans sept pays européens, dont la Belgique mais il n’est pas obligatoire chez nous. Il est donc possible de trouver certains produits sans cet étiquetage.