Les tiques apprécient l’ombre, les hautes herbes et la douceur. L’un des chats d'un témoin est d'ailleurs tombé gravement malade, après une morsure.

"Ses pattes gonflaient et il devait même se coucher sur le côté, explique Marc, interrogé par RTL. Il ne pouvait plus marcher. Je m'en méfie toujours car j'ai d'autres chats".

Durant la belle saison, une inspection des animaux s’impose après toutes les balades. "Les tiques aiment les endroits chauds sur le ventre, précise Julien Jeanfils, vétérinaire. On trouve des tiques de façon plus précoce dans l'année et de manière plus abondante aussi. C'est dû au fait que nos hivers sont de plus en plus doux".

Avec ses 3 mm de long, la tique se glisse dans les fourrures pour se nourrie de sang. Elle ne vise pas seulement l'animal de compagnie. "On peut les ramener à la maison et les maladies qui vont avec: principalement, dans nos régions, la maladie de Lyme, mais il y a encore d'autres maladies", explique Sacha Auslender, vétérinaire.

Eviter le développement la maladie de Lyme en repérant les premiers signes d'infection

Selon Sciensano, en Belgique, 14% des tiques sont porteuses de Borrelia, qui provoque la maladie de Lyme. Premier symptôme : une grande tache rouge. Un état grippal doit aussi alerter. "Si on ne remarque pas la tache et que l'on ne traite pas la maladie à ce moment-là, la bactérie peut se disséminer dans les autres parties du corps et atteindre les articulations, le système nerveux ou encore le cœur", avertit Tinne Lernout, épidémiologiste Sciensano en Belgique.

RTL

Des milliers de morsures chaque année en Belgique

L’an dernier, d'après Sciensano, 8.022 morsures de tiques ont été enregistrées. Pour les éviter, mieux vaut porter des vêtements longs et couvrants. Pour les animaux, plusieurs solutions existent, comme les colliers répulsifs, les pipettes ou cachets. "Par précaution, on préfère donner plutôt des cachets aux maîtres d'animaux qui ont des enfants, car les enfants mettent leurs mains partout puis dans la bouche, donc c'est à évier", recommande Julien Jeanfils, vétérinaire.

Cout de ces mesures : 5 à 10 euros par mois. La durée de protection est de 1 à 3 mois. Le double pour les colliers.