Adieu la pointeuse, bonjour les horaires flexibles! Au Luxembourg, David Gavroy a décidé de "libérer" le temps de travail de ses employés. Envie de faire la grasse matinée? D'aller faire un footing ou de récupérer les enfants à la crèche? C'est possible, promet ce patron. Mieux encore: c'est recommandé!

Tu commences à 8h. Tu prends ta pause à midi. Et tu termines à 17h.

Et ne t'avises pas de t'écarter de cette routine! Car ton responsable veille, et scrute tes horaires à la minute près. Pas de gosse à la crèche qui vaille, ni de rendez-vous médical prévu depuis des mois, ou d'envie d'aller s'aérer la tête après un coup de stress.

Combien d'employés et d'employeurs connaissent cette règle, et l'ont intégré sans même la questionner, tant elle est "normale" dans l'emploi salarié classique, avec ses horaires de bureau?

Mais janvier est le mois des bonnes résolutions. Pour le belge David Gavroy, cette année 2022 a commencé en effet avec une petite bombe larguée sur le monde du travail: les horaires libres. "L'idée c'est de révolutionner l'entreprise. De faire en sorte que les gens se sentent bien, et plus esclaves de leur travail".

Le PDG de DG Group au Luxembourg vient en effet de libérer les horaires des équipes de ses quatre sociétés de marketing (Noosphere Brand Strategy, Yellow, Z6 Création et Hello Deco). "Libérer les horaires, ça veut dire faire confiance aux gens, leur accorder une forme de liberté pour organiser leur journée en fonction de leurs impératifs privés et non plus des impératifs que l'entreprise souhaite" explique-t-il.

ET SI UN PETIT MALIN BÂCLE SON TRAVAIL?

Pour la quarantaine de salariés concernés, il n'est donc plus question de présentéisme, mais "de se gérer en fonction de ses tâches". Si l'employé est un frontalier qui préfère décaler ses horaires pour éviter les bouchons, il peut. S'il veut aller courir une heure pour revenir travailler plus serein, il peut.

En revanche, il ne s'agit pas non plus de bâcler le travail d'une semaine en deux jours pour s'offrir ensuite trois jours de congés: David Gavroy fait confiance à ses employés pour qu'ils débutent une nouvelle tâche lorsqu'ils ont terminé la précédente. L'idée n'est pas de réduire les horaires, mais bien de les flexibiliser.

Bref, "Il n'y a plus de stress à venir le matin, à partir le soir, etc. On ne posera plus de question à ce niveau-là. Et quand les gens sont là, ils sont vraiment là".

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