Airbus présente un taxi volant, un drone géant, pouvant transporter jusqu’à quatre passagers et faire des voyages de quatre-vingts kilomètres à une vitesse de 120 km/h. Objectif: créer un moyen de transport écologique. Son premier vol devrait avoir lieu en 2023.

Le secteur aérien, responsable de 2 à 3% des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, est sous pression pour diminuer son empreinte carbone. Il s'est engagé à diviser par deux d'ici 2050 ses émissions de CO2 par rapport à 2005.

Airbus s'est lancé depuis quelques années dans la mobilité urbaine à propulsion électrique, avec deux projets qu'il mène en parallèle, le taxi volant "Vahana" et "CityAirbus", à décollage et atterrissage vertical autonome.

Le taxi du futur sera non seulement autonome mais aussi volant, pour mieux désengorger les rues des mégalopoles, assurent des spécialistes qui prédisent que les premiers engins seront opérationnels autour de 2025.

LE FUTUR C'EST MAINTENANT

La voiture volante, les gens en rêvent sur le papier depuis des décennies, et maintenant, la technologie est là.

Entre vingt et trente sociétés au total planchent sur des concepts  similaires, start-ups ou géants du secteur comme Airbus. Son prototype "CityAirbus" a déjà effectué des vols d'essai.

Airbus Helicopters a levé le voile mardi 21 septembre sur son nouveau taxi volant 100% électrique. Un projet baptisé CityAirbus NextGen. L'engin est déjà le troisième prototype, après les deux projets antérieurs CityAirbus et Vahana.

Il vise un premier vol en 2023 pour une entrée en service en 2025. L'appareil affichera un rayon d'action de 80 km, une vitesse maximale de 120 km/h, ce qui le destine essentiellement à des liaisons urbaines.

De tels projets sont technologiquement viables et le principal obstacle est l'insertion d'aéronefs autonomes dans l'espace aérien urbain, qu'aucun pays au monde n'autorise pour l'instant.