Skateboard volant, Jetpack, Hoverboard, et si tous ces tapis volants du XXIe siècle préfiguraient déjà les transports urbains de demain? En tout cas ce n'est déjà plus de la science-fiction.

Depuis le film "Retour vers le futur", dont le héros utilise un  "Hoverboard" - une planche qui lui permet de se déplacer sans toucher le sol -,  inventeurs, industriels et aventuriers de tout poil cherchent à mettre au point un skateboard volant véritable.

Le dernier en date est Américain, il s'appelle Hunter Kowald. Il a construit un engin à mi-chemin entre un drone et un hoverboard. La structure est en fibre carbone, et sa machine est équipée de 8 moteurs, capable de porter une charge de 225 kilos. Hunter Kowald assure qu’il est possible de perdre 2 moteurs sur les 8 tout en conservant le contrôle de sa machine.

Bien avant lui, en 2016 déjà, le jeune Canadien Alexandru Duru était la star d'un festival sur les drones organisé par la Cité des Sciences à Paris. Son prototype ressemblait à séchoir à linge consolidé de scotch, mais permettait de voler comme un oiseau.

Autre pionnier, Franky Zapata avait ce "rêve fou de voler": il l'a réalisé avec le "Flyboard Air", un engin de son invention. Une sorte de plateforme propulsée par des mini turboréacteurs qui était la grande attraction du défilé militaire du 14 juillet 2019 sur les Champs-Elysées. En août de la même année, Franky Zapata a aussi réussi l'exploit de traverser la Manche par les  airs en une vingtaine de minutes. Place désormais aux prochains défis pour  "l'homme volant": terminer sa "voiture volante" et "surfer dans les nuages".

CHACUN SA TECHNIQUE

Autre solution technique: le Jetpack, ou réacteur dorsal en bon français. De nombreuses compagnies comme "Jetpack aviation" ou "Gravity Industries" ont mis au point différents modèles d'engins volants individuels. 
Le pilote et ingénieur britannique Richard Browning, fondateur de "Gravity Industries" a battu son propre record du monde de vitesse dans une combinaison volante équipée de réacteurs, atteignant 85.06 miles à l'heure (136,89 km/h) en novembre 2019 dans le sud de l'Angleterre.

Sa combinaison est encore expérimentale, mais même Royal Navy, la Marine britannique s'y intéresse désormais. Elle a testé il y a quelques jours ces combinaisons volantes que James Bond lui-même ne renierait pas pour ses soldats.

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Toujours au Royaume-Uni, on envisage même des secouristes volants. Pour secourir des victimes dans des lieux escarpés, un service ambulancier du Nord de l'Angleterre envisage de recourir à  une combinaison propulsant le secouriste dans les airs tel un super héros, après un test mené avec succès dans un parc national.

Mais l'utilisation de toutes ces machines volante soulève aussi des questions liées par exemple  à la protection de la vie privée ou encore à l'encombrement du ciel...