Dans Face B, des personnalités évoquent leurs goûts musicaux. Aujourd'hui, un pirate ouvre sa malle aux trésors...

Qu'elles aient bercé notre enfance, qu'elles enchantent nos journées où qu'elles soient devenues des compagnes pour la vie, les chansons jalonnent notre existence.

La devise de Face B pourrait être: "Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es".

Dans cet épisode, c'est un député luxembourgeois qui s'est prêté au jeu. Sven Clement, figure du Parti pirate au Grand-Duché, nous a parlé de la musique qui l'a intéressé, ému et motivé au fil des années.

"MÊME MOI, EN TANT QU'HÉTÉROSEXUEL, JE COMPRENDS POURQUOI C'ÉTAIT SI IMPORTANT POUR UN CHANTEUR DE SORTIR"

Parmi les choix musicaux de Sven Clement, Queen a beaucoup de sens par rapport à son engagement en politique: "Freddie Mercury a beaucoup écrit sur des sujets comme l'inclusion ou l'acceptation de l'autre, à une époque où par exemple on ne parlait pas encore d'homosexualité, de queerness dans les chansons populaires. Aujourd'hui on est mieux informés, mais certaines réactions restent les mêmes. En écoutant Queen, on peut ressentir cette fierté d'être celui qu'on est. Même moi, en tant qu'hétérosexuel, je comprends pourquoi c'était si important pour un chanteur de sortir, de s'exprimer."

La dimension politique que peut avoir la musique populaire n'échappe donc pas à celui qui a réussi à faire du Parti pirate une formation qui compte au Luxembourg en 2022, à peine plus d'une dizaine d'années après sa fondation, avec deux députés à la Chambre.

"Le Parti pirate au Luxembourg est un parti socio-libéral, explique Sven Clement. On se situe légèrement à gauche du centre sans être dogmatique. Nous n'aimons pas le clivage gauche/droit, on se veut progressistes au sens où on veut faire avancer la société. Nous sommes également pour le renforcement des droits fondamentaux et des droits individuels. On sait également que la liberté n'est pas absolue, il y a toujours une responsabilité vis-à-vis de la société."