Suite de notre série sur la perception du Luxembourg dans la Grande Région. Après les Arlonais, les Nancéiens nous donnent leur sentiment sur le Grand-Duché.

En dépit des quelque 120 km qui séparent Nancy et le Luxembourg, la cité ducale et le Grand-Duché ont de nombreux projets en commun: partenariat pour installer une unité de protonthérapie à Nancy, l'objectif du label Unesco pour les Fêtes de la Saint-Nicolas, les infrastructures de transports ou encore les coopérations universitaires....

Pourtant le Luxembourg, pays invité aux célébrations de la Saint-Nicolas en 2019 après le Japon l'an passé, n'est pas aussi incontournable à Nancy qu'il l'est à Metz ou Thionville. Syndrome que Xavier Bettel et Laurent Hénart, maire de la ville lorraine, ont regretté samedi dernier alors qu'ils étaient réunis.

"Souvent, quand on est voisins, déclare le Premier ministre luxembourgeois, on a l'impression qu'on n'a pas besoin de se voir. C'est une grosse erreur. Avec Laurent Hénart, on se parle régulièrement au téléphone, notamment pour évoquer le sujet de la santé. Le maire de Nancy est quelqu'un de très actif. On peut tout à fait avoir des ambitions communes même si on n'est pas voisins directs."

Nancy et son Centre Hospitalier Universitaire peuvent se réjouir d'avoir reçu le soutien du Luxembourg, après celui de la Sarre, dans la perspective d'abriter un centre de protonthérapie, technologie prometteuse pour le traitement du cancer.

"Des centres de protonthérapie, affirme Laurent Hénart, il va y en avoir 1 pour 10 millions d'habitants. Pourtant, c'est l'avenir en ce qui concerne les cancers les plus difficiles. Le soutien du Luxembourg, pas seulement en s'engageant à fournir des patients mais également en s'engageant à participer aux investissements, a été un élément fondamental pour la crédibilité du projet."

Le capital sympathie du Grand-Duché dans le cœur des Nancéiens ne peut donc que grandir, même si la bienveillance est déjà de mise chez celles et ceux qui s'expriment dans notre vidéo.