Qu'il s'agisse de Game of Thrones, d'Avengers ou même de Plus Belle la Vie, les spoilers reviennent en force ce printemps. Au point de faire de certaines journées de vicieux parcours d'obstacles.

Promis, je ne vous "divulgâcherai" rien des vos séries préférées dans les lignes qui suivent. Car moi aussi, je souffre de ce mal qui nous ronge: le spoil. Une sournoiserie qui a repris de plus belle en avril, avec le retour de Game of Thrones ou encore la sortie au cinéma d'Avengers: Endgame.

Pour ceux qui, comme moi, ne veillent pas jusqu'à 3h du matin et attendent simplement le lundi soir pour regarder les dernières nouvelles de Westeros, le premier jour de la semaine est long, très long.

Mais que faire alors? Activer son mode avion jusqu'au soir? Se faire porter pâle? Crier très fort si deux collègues discutent un peu trop bruyamment d'une scène en plein milieu de la cantine?

À défaut de pouvoir suivre ce rythme effréné, d'autres que moi ont adopté diverses stratégies: régler son réveil à 3h du matin le lundi (pour regarder Game of Thrones), bloquer (sans aucune forme de pitié) tous ceux qui auront le malheur d'en dire un peu trop, ne rien changer à ses habitudes et croire en sa bonne étoile (non!).

Pour faire face aux hordes d'internautes (notre ouvreuse vous parle d'eux de manière plus crue), de collègues et de médias prêts à me spoiler sans vergogne, j'ai moi-même changé mes petites habitudes.

Désormais, pour cause de guerre fantastico-médiévale, le lundi est un jour de déconnexion. Au revoir Facebook, adieu Twitter, bon vent chers magazines pop/culture/lifestyle, je n'ai rien contre vous, mais vous en savez trop pour que je continue à vous fréquenter.

Ne reste que les proches, qui ont systématiquement droit à un "Ne me dis surtout rien", dès qu'ils ont le malheur de lancer la conversation avec le fameux "Tu as regardé l'épisode d'hier?".

Un meme posté sur la page Facebook "Rejoins le côté obscur, on a des cookies" qui se passe de commentaires.

Jusqu'à présent, l'efficacité de mes lundis "off" est à la hauteur de mes attentes. Mais jusqu'à quand? Dans cette foutue course au visionnage des grosses productions, il n'y a pas que les derniers qui sont perdants. À croire que l'on commet une faute grave si l'on n'a pas eu le temps d'aller au cinéma dans les deux jours qui suivent la sortie d'un film ou qu'il n'est pas envisageable de ne pas regarder Game of Thrones le lundi.

Vu l'impressionnant agenda révélé par Disney la semaine dernière (Star Wars, Avatar, Marvel...) et les nombreuses pépites bien au chaud chez Netflix, les spoilers ont de beaux jours devant eux.