Quelques semaines avant l’élection d’un nouveau Parlement pour l’Union Européenne, il y a matière à réflexion.

Tout d’abord: l’Europe est un continent dont 27 États-Nations ont formé une union, ceci après deux guerres mondiales. Ces guerres menées au nom du revanchisme d’un empereur en 1914 et sous la baguette d’un imposteur en 1940 sont un peu tombées dans l’oubli.

Certes, un rappel des tranchées meurtrières et du génocide du peuple juif nous ont bien mis en garde devant les horreurs dont notre espèce est capable. Mais est-ce suffisant pour alerter face aux dangers que nous encourrons actuellement? Apparemment, plus de 70 ans de paix dans les pays membres de l'Union Européenne ne suffisent pas pour convaincre tous les électeurs qu'il n'y a pas de meilleures alternatives.

Ce qui ne veut pas dire que la construction actuelle de l’UE n’est pas perfectible. Les égoïsmes renaissant entre les individus et les nations sont hélas un bien mauvais argumentaire! Il est vrai qu'il y a des injustices à redresser, encore faudra-t-il réfuter la thèse que c'est l'appartenance à l'Union Européenne qui en est la cause.

BREXIT : LES ÉLECTEURS DUPÉS

Le référendum britannique est bien la preuve qu'on peut faire avaler aux électeurs n'importe quoi moyennant slogans et clichés.  Ainsi une des raisons pour le oui au référendum en UK était que le financement de leur système de santé  serait assaini moyennant les économies qu'on ferait en quittant l'Union Européenne. Les électeurs dupés l’ont cru, mais trop tard ils ont découvert la manœuvre de politique politicienne.

Rien ne sera plus comme avant. C'est bien le Premier Ministre Britannique Winston Churchill qui a dit que "la Démocratie est le pire des systèmes de gouvernance ...à l'exclusion de tous les autres".

Les élections du 26 mai prochain en appellent à la conscience de chaque électeur, à son devoir de s'informer, de réfuter les paroles trop faciles.

OUI, LES ÉTATS SONT TOUJOURS SOUVERAINS!

L'Union Européenne est tout d'abord une union d'Etats, toujours souverains, car toute directive décidée à "Bruxelles" l'a été en accord avec les chefs des gouvernements. Le plaidoyer de certains partis pour le vote majoritaire en est bien la preuve: on n'avance pas parce qu’il n’y pas d’unanimité sur de nombreuses questions. Ce n'est pas non plus à cause de l'Euro.

A l'époque où il fallait changer de monnaie chaque fois qu'on traversait une frontière, les spéculations par le change étaient devenues le sport favori des grands argentiers. Et les dévaluations, décidées unilatéralement par les gouvernements et leurs institutions financières, ont fait grimper les prix de tous les produits importés. Si la pauvreté a regagné les citoyens il faudra en déceler les causes. Le coût de la vie, du logement, la hausse de la TVA et bien d’autres dépenses qui incombent à la responsabilité des Etats Membres et de leur gouvernants, en sont.

Travailler moins et gagner plus n’a pas été la bonne devise, de même que la liberté de manifester ne peut être confondue avec le droit de détruire. Les prochaines élections en appellent donc à la responsabilité de chacun et selon la bonne devise c’est toujours l’union qui fait la force.