Pour entamer le week-end sur une note positive et pour vous donner le sourire, voici quelques bonnes nouvelles qui changent les idées.

LES LOUPS PROTÉGÉS MÊME EN ZONE HABITÉE

Si un loup, ou toute espèce protégée, s'éloigne de son habitat naturel et se retrouve dans une zone habitée par des humains, il continue d'être protégé par les lois de l'UE, a soutenu jeudi la justice européenne.

La cour de justice de l'UE avait été saisie du cas d'un loup en Roumanie qui s'était retrouvé à "fréquenter" le lieu de résidence d'un habitant d'un village situé entre deux grands sites protégés par la législation européenne sur la conservation des habitats naturels et de la faune et la flore sauvage.

"La notion d'"aire de répartition naturelle" est plus vaste que l'espace géographique qui présente les éléments physiques ou biologiques essentiels à la vie ou à la reproduction" d'une espèce protégée, a noté la Cour.

Cette zone "s'étend dans le cadre de son comportement naturel", a-t-elle précisé.

La cour en conclut que la protection "ne comporte pas de limites ou de frontières", et qu'on ne peut pas "exclure les zones de peuplement humain du champ de protection de cette disposition".

DES TORTUES PAR MILLIERS

Des scientifiques australiens ont découvert, grâce à l'utilisation de  drones, qu'ils avaient sous-estimé le nombre de tortues marines vivant dans le plus grand site de nidification du monde.

L'île de Raine, située au large de la pointe nord de l'Australie, abrite environ 60.000 tortues femelles vertes qui, chaque année, viennent y pondre des oeufs après avoir parcouru des centaines de kilomètres depuis la Grande Barrière de corail.

Les scientifiques spécialisés dans la protection des espèces menacées ont reconnu avoir eu le plus grand mal à trouver le meilleur moyen de suivre ces tortues lors de la nidification.

Dans un article publié la semaine dernière dans la revue scientifique PLOS, ils ont expliqué que l'utilisation de drones a montré qu'ils avaient sous-estimé le nombre de tortues marines de plus de 50%.

UN LÉZARD RETROUVÉ 130 ANS APRÈS SA DÉCOUVERTE

Découvert pour la première fois par l’explorateur italien Elio Modigliani en 1933 en Indonésie, ce lézard à l’aspect bizarre avait été enregistré à l’époque comme une nouvelle espèce: le Harpesaurus modiglianii. Sauf que depuis, on ne l'avait plus jamais revu… Jusqu’à récemment dans le nord de Sumatra, où le biologiste Chairunas Adha Putraest tombé sur l'un d’eux lors d’un reportage sur les oiseaux.

Après analyse des photos prises et comparaison avec les notes et les schémas d’Elio Modigliani sur ce drôle de lézard à corne vert vif qui peut changer de couleur comme un caméléon, c’est officiel, on l’a enfin redécouvert et identifié après 129 ans de recherche! "C’est la seule espèce de lézard à cornes trouvées dans le nord de Sumatra", a déclaré Amarasinghe à Science News.

LA PLUS GRANDE FERME URBAINE DU MONDE SUR LES TOITS DE PARIS

Lieu de salons et de congrès, Paris Expo Porte de Versailles est en passe de devenir également un refuge de biodiversité grâce à cette création qui sera la plus grande ferme urbaine au monde. Installée sur les toits du Parc des Expositions, elle s'étale sur près de 14.000 m2,

Plus d’une vingtaine de maraîchers produiront en saison plus de mille fruits et légumes chaque jour, issus d’une trentaine d’espèces différentes. Pour aller encore plus loin, la ferme offrira de nombreux services autour de l’agriculture urbaine: location d’espaces potagers pour les riverains, visites pédagogiques ouvertes à tous ou encore ateliers de teambuilding pour les entreprises.

© Viparis

Fruits, légumes et autres plantations sont déjà en place et viendront approvisionner les hôtels et restaurants du coin ainsi que les particuliers, qui se verront proposer des paniers de légumes au prix de 15 euros.

Le rooftop de la ferme urbaine sera ouvert au public dès le 1er juillet.

LA SOLIDARITÉ EN MARCHE

"Merci aux donneurs de sang !" La Croix-Rouge luxembourgeoise peut se réjouir, son appel aux dons a permis de mobiliser de très nombreux donneurs.

Le 20 mars dernier, au début de la crise sanitaire, la Croix-Rouge voyait ses stocks de produits sanguins faiblir. Son appel à la mobilisation a permis de rendre le printemps plus facile pour les malades. "En deux semaines, entre le 20 mars et 2 avril, 1.786 personnes se sont manifestées pour donner leur sang pour la première fois : un record !" s'est-elle félicitée vendredi après-midi.