Les données de près de 500 millions d'utilisateurs de Whatsapp ont été revendues à travers le monde, au Luxembourg, cette fuite concerne 188.201 personnes.

Chez nos voisins, le piratage concerne 3.188.584 numéros en Belgique, 19.848.559 en France ou encore 2.277.361 au Portugal. Pour le moment, impossible de savoir comment ces données ont fuité mais elles sont actuellement en vente.

Olivier Bogaert expert en cybersécurité tient à apporter son analyse dans une interview accordée à nos collègues de RTL Info"je pense qu'avec le contexte qui nous a été décrit ici, avec ce nombre important de numéros de téléphone, il s'agit de tentative d'escroquerie", estime-t-il.

"C'est jouer sur l'usurpation d'identité de nos contacts: j'ai un ami sur Whatsapp, je reçois un message de lui, c'est son numéro puisqu'il est dans ma liste de contact, donc pas de souci, je donne suite", illustre Olivier Bogaert. "Manifestement, l'idée ici est de pouvoir se faire de l'argent." 

Les numéros de téléphone divulgués pourraient être utilisés à des fins de marketing, de phishing, d'usurpation d'identité et de fraude.

PARAMÈTRES À RÉGLER

Pour éviter les fuites de données personnelles, les utilisateurs réguliers devraient adopter des pratiques courantes de sécurité des données."Dans les paramètres de Whatsapp, il y a un paramètre de confidentialité pour limiter la visibilité de certains contenus", poursuit l'expert qui conseille d'appeler nos contacts proches et de nommer notre propre profil uniquement avec un prénom.

Ils peuvent notamment utiliser un VPN de haute qualité et se procurer un programme antivirus fiable.

"Les contacts que nous avons ce sont des personnes que nous connaissons, alors avoir juste le prénom ça suffit." 

Près d'un quart des utilisateurs de l'application sont concernés. Pour le moment, Meta, la maison-mère, n'a pas communiqué sur cette fuite.