Connue pour ses tubes planétaires dont "Djadja" et "Jolie nana", la chanteuse franco-malienne Aya Nakamura doit être jugée jeudi à Bobigny aux côtés du producteur Vladimir Boudnikoff pour violences réciproques sur conjoint, lors d'une soirée houleuse en août.

Une effervescence inhabituelle promet de régner jeudi après-midi autour de la 12e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny.

Parmi la trentaine de dossiers programmés pour cette audience, celui d'Aya Danioko - le vrai nom de la chanteuse - et de son partenaire à l'époque des faits, Vladimir Boudnikoff, 34 ans, suscite une attention médiatique toute particulière.

Il faut dire qu'à 27 ans, Aya Nakamura est la chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde.

Les deux artistes, parents d'une fillette et désormais séparés, doivent répondre de "violences par conjoint avec ITT (interruption totale de travail) de moins de huit jours" pour des faits survenus l'été dernier au domicile du producteur à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). "On n'est pas dans un contexte de violences lourdes", nuance toutefois une source proche du dossier.

Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 août, la police locale intervient une première fois vers 01h45 sur fond de tensions, retrace cette source.

Ils trouvent la chanteuse à l'extérieur du pavillon, le producteur à l'intérieur. Mais à ce stade, "il n'y a pas de notion de violences", précise-t-elle, indiquant que la police quitte ensuite les lieux.

Plus tard dans la nuit, Aya Nakamura revient sur place accompagnée de deux amis, expliquant vouloir récupérer des affaires, poursuit la source proche de l'enquête.

Disant craindre pour sa sécurité, M. Boudnikoff prévient alors la police qui se déplace une seconde fois et interpelle la chanteuse et ses amis. Placée en garde à vue, l'interprète aux disques d'or affirme avoir subi des violences de la part de son conjoint. Celui-ci est à son tour mis en garde à vue le dimanche matin.

"Il n'y a pas eu vraiment de coups", selon la source proche du dossier, évoquant "des griffures" pour les deux protagonistes et "le fait qu'il l'a maintenue au sol".

Finalement le couple ressort libre avec une convocation devant le tribunal correctionnel. "Nous avons fait des bêtises ce soir-là et c'est la vie aussi", avait écrit le producteur de musique sur Instagram quelques jours après les faits. "La femme que j'aime et moi-même allons très bien. Vraiment rien de grave, rien", avait-il affirmé. Sollicité mardi par l'AFP, Warner, le label de la chanteuse, n'a pas donné suite.