La légende du football brésilien, 90 ans, a quitté dimanche l'hôpital où il a été soigné 12 jours durant d'une infection respiratoire, l'autre légende, son "ami" Pelé, lui apportant lundi ses "voeux" de prompt rétablissement.

"Après des jours difficiles, je suis remis à 113%. Merci à tous pour votre soutien", a écrit dimanche sur Instagram Zagallo, premier champion du monde en tant que joueur, puis entraîneur, dont le 13 a toujours été le numéro fétiche.

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L'ancien sélectionneur du Brésil Mario Zagallo, à la veille du tirage au sort de la Coupe du monde 2014 au Brésil, le 5 décembre 2013 à Bahia / © AFP/Archives

Une source de l'hôpital Barra d'Or de Rio de Janeiro a ensuite confirmé à l'AFP qu'il avait bien quitté l'établissement où il avait été admis en soins intensifs le 26 juillet.

La publication, illustrée d'une photo de lui, le pouce levé sur un fauteuil roulant, a suscité de nombreuses réactions dans le monde du football, avec notamment des messages de Pelé et Bebeto.

"Tous mes vœux de santé, mon ami", a réagi lundi Pelé, qui a joué à ses côtés lors des titres mondiaux de 1958 et 1962, puis sous ses ordres avec la mythique Seleçao lauréate en 1970.

"Que Dieu te bénisse toujours", a pour sa part écrit Bebeto, attaquant brésilien champion du monde en 1994.

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L'ancien sélectionneur du Brésil Mario Zagallo pose avec les trophées de la Coupe du monde et l'ancienne Coupe Jules Rimet, en mars 2003 à Rio de Janeiro / © AFP/Archives

Zagallo est le premier à avoir remporté la Coupe du monde en tant que joueur (1958 et 1962), puis en tant qu'entraîneur (1970), bien avant l'Allemand Franz Beckenbauer (1974 et 1990) et le Français Didier Deschamps (1998 et 2018).

Il est à ce jour le seul à avoir pris part à cinq finales de Mondial, dont une seule perdue, contre la France, en 1998, en tant que sélectionneur.

Lors de l'édition précédente, en 1994, aux Etats-Unis, il était assistant de Carlos Alberto Parreira, lors du quatrième des cinq titres mondiaux du Brésil.

Mais son chef-d'oeuvre incontestable reste le Mondial-1970, au Mexique : fraîchement nommé sélectionneur, il avait mené le Brésil à son troisième sacre planétaire avec un jeu spectaculaire et une constellation de stars comme Pelé, Jairzinho, Tostao, Gerson ou encore Rivelino.