J.J. Lionel, Jean-Jacques Blairon de son vrai nom, est décédé ce 14 juillet à l'âge de 72 ans. Il était atteint d'une tumeur au cerveau.

Né à Binche le 9 août 1947, ce musicien professionnel apprend la guitare en autodidacte, puis fonde dans les années '60 le groupe "The Rayllisters" aux côtés de Marc Wasterlain, pianiste et chanteur. Au conservatoire de Mons, Jean-Jacques Blairon obtient un premier prix de contrebasse.

Après diverses expériences musicales, il intègre l'orchestre de l'accordéoniste belge Hector Delfosse. En 1981, on lui propose d'interpréter "La danse des canards", une chanson basée sur une mélodie instrumentale suisse avec un texte d'Eric Genty, un chanteur hennuyer. Est-ce la mélodie, la chorégraphie enfantine qui l'accompagne? La chanson est un succès immédiat.
Quelque 3,5 millions de 45 tours de cet air de musette ont été vendus dans la foulée de la sortie de la chanson.

Ce succès n’a pas fait de lui un homme riche, puisqu’il n’en était ni l’auteur, ni le compositeur.

Un titre qui faisait malgré tout sa fierté pour son succès planétaire. "J’ai un peu hésité au départ, puis je me suis dis pourquoi pas. On va faire un gag. Et le gag dure maintenant depuis trente ans", avait-il expliqué en 2011.

Cette danse incontournable des repas de mariage a rapidement franchi les frontières, des États-Unis (Chicken dance, Birdie Song au Royaume-Uni) à la Russie en passant par Israël, l'Estonie ou les Pays-Bas.

Jean-Jacques Blairon vivait à Houthem, dans l'entité de Comines-Warneton, avec son épouse Georgia. Il était père de plusieurs enfants, et grand-père.