Les propos tenus par Camélia Jordana dans On n'est pas couché ont fait couler beaucoup d'encre.

"Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait", déclarait-elle. "Ces propos mensongers et honteux alimentent la haine & la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve", s'est indigné Christophe Castaner, le ministre français de l'intérieur. Une réponse qui a donné corps à une polémique qui n'en finit plus.

Hier soir dans Touche pas à mon poste, Cyril Hanouna et ses chroniqueurs s'en sont pris vivement à la chanteuse, déplorant l'importance accordée à sa déclaration. "C'est quoi ces starlettes qui parlent des cités ?, s'est agacé l'animateur. Camelia Jordana franchement je ne savais pas qu'elle existait encore. Christophe Castaner qui répond à Camelia Jordana je ne comprends pas (...) Camelia Jordana est prête à faire un débat télévisé avec Christophe Castaner, mais on marche sur la tête franchement. Non mais on est où là ? Franchement elle a vendu 3 disques dans sa vie et elle veut débattre sur un plateau télé sur les cités..."

À l'inverse, SOS Racisme a apporté son soutien à Camélia Jordana. "Nous regrettons que le ministre de l’Intérieur, en s’agrippant à l’emploi du terme 'massacrer', ait cru utile de condamner les propos de Camelia Jordana, a écrit Dominique SOPO, président de SOS Racisme, dans un communiqué. Cette attitude, qui a également été celle de plusieurs syndicats policiers, est symptomatique de l’impossibilité dans notre pays de traiter du sujet – malheureusement réel – du racisme au sein des forces de l’ordre".