Un niveau élevé de stress maternel durant la grossesse peut perturber le développement du cerveau du bébé à naître… L’apparition de troubles cognitifs et émotionnels durant l’enfance et l’adolescence est à craindre. Un seul mot d’ordre: la prévention !

L’exposition à un stress chronique maternel (et donc prénatal) peut avoir un impact direct sur les structures du cerveau impliquées dans les fonctions cognitives et la santé mentale. Ces effets dépendent notamment de la durée de l’exposition et des facteurs environnementaux.

Il existe différents types de stress: le stress positif, le stress tolérable et le stress toxique.

Que savons-nous du stress maternel ?

Les recherches sur le lien entre le stress de la mère et le développement de l’enfant portent sur les effets durables de l’exposition prénatale au stress chronique. Le placenta est une barrière qui protège le bébé contre des substances nuisibles, des infections, etc. Mais certaines hormones – comme le cortisol, qui est sécrété en période de stress – peuvent franchir le placenta et avoir un effet in utero.

La réponse de l’enfant au stress toxique de la mère peut avoir des effets sur l’ensemble de l’organisme:

  •  Perturbation de l’architecture du cerveau et d’autres systèmes organiques, insuffisance pondérale à la naissance, prématurité.
  • Augmentation du risque de maladie liée au stress, troubles cognitifs, linguistiques, émotifs (jusque tard dans l’âge adulte).

Une exposition à un stress chronique durant la grossesse peut entraîner:

  •  Des difficultés lors de l’accouchement.
  • Une dépression maternelle périnatale.
  • Un attachement mère/enfant diminué.
  • Plus de négligence.
  • Des troubles de l’attention et de l’hyperactivité chez l’enfant.

On peut prévenir et agir !

L’ampleur des effets de l’anxiété/du stress maternel prénatal sur l’enfant est considérable. Il est donc important de prévenir au maximum le stress maternel durant la grossesse par diverses techniques: mindfulness, yoga, sophrologie… Par ailleurs, les effets du stress prénatal sur l’enfant peuvent être atténués par des soins optimaux après la naissance.