Le discounter allemand Aldi va bannir de ses rayons d'ici 2030 la viande issue d'animaux élevés dans des conditions qui ne garantissent pas leur bien-être, a-t-il annoncé vendredi, une décision saluée par Greenpeace.

D'ici neuf ans, l'ensemble du groupe Aldi, qui comprend les deux entités Aldi Nord et Aldi Süd, ne proposera plus de viande venant  d'animaux élevés uniquement dans des hangars sans jamais voir le soleil ou vivre à l'air libre, selon un communiqué.

Aldi et d'autres grands groupes d'alimentation avaient adopté en 2019 un système d’étiquetage à quatre niveaux qu'ils ont eux même élaboré.

Le niveau 1 correspond à des animaux élevés uniquement en intérieur tandis que le niveau 4 prévoit que les volailles, les bœufs ou les porcs disposent d'espaces plus grands dans les hangars agricoles et puissent aussi évoluer en extérieur.

Aldi, qui n'a pas précisé les conséquences de sa décision sur le porte-monnaie de ses clients, entend d'ici 2025 renoncer complètement à vendre de la viande dite de niveau 1 et d'ici 2030 de niveaux 1 et 2.

L'ONG environnementale Greenpeace a salué cette annonce, assurant qu'il s'agissait "d'une étape importante pour plus de bien-être des animaux".

Dans un tweet, l'organisation a également invité les concurrents d'Aldi à faire de même, plaidant pour que les niveaux 3 et 4, prévoyant de meilleures conditions d'élevage pour les animaux, deviennent la norme.

Tout comme son concurrent allemand Lidl, le pionnier du discount alimentaire ayant essaimé dans le monde entier cherche à se départir de son image de "hard discounter".

RTL

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En Allemagne, pays gros consommateur de viande, notamment de porc, le segment du discount représente plus de 40% de parts de marché.

Certains responsables politiques, en particulier dans les rangs écologistes, ont dénoncé ces dernières années les promotions et offres lancées par de nombreux supermarchés qui proposent, à coups de vastes encarts publicitaires, de la viande à bas prix, parfois à 0,99 centime le kilo pour la viande hachée.