Mauvais cru pour le Luxembourg dans le guide Michelin 2020: une étoile en moins dans le ciel gastronomique.

Le restaurant Mosconi est une des plus belles tables du Luxembourg. Mais, même à ce niveau, il peut arriver qu'il y ait des mauvaises surprises.

Pour Mosconi, les deux étoiles durent trois ans... Alors qu'il l'avait perdue en 2014, le restaurant avait regagné sa deuxième étoile dans le guide Michelin 2017. "Quand on a perdu quelque chose, on en souffre, mais c’est par le travail qu’on peut la regagner", nous avait confié Simonetta Mosconi, la femme du chef.

Il va falloir remettre à nouveau les bouchées doubles pour remonter la pente. On espère que cette fois, ça ne prendra pas trois ans.

Pas de surprises pour le reste de la sélection luxembourgeoise du guide rouge. Ma langue sourit, désormais seul au sommet, maintient les deux étoiles gagnées l'année passée.

Les astres ne changent pas pour les sept autres tables qui affichent donc une étoile: Clairefontaine, La Cristallerie, Les Jardins d'Anaïs, Fani, La Distillerie, Lea Linster et Guillou Campagne.

Toit pour toi ayant fermé, Luxembourg se retrouve avec un paysage gastronomique de neuf tables étoilées... Un score un peu plus faible que ce qu'il a connu dans des années plus fastueuses.

Peu de nouveaux entrants dans le guide: Hostellerie du Grunewald, Atelier du Windsor, An der Villa, Les Jardins de la Gaichel et Como.

EN BELGIQUE

Alors que depuis plusieurs années, Bruxelles espère retrouver un restaurant triplement étoilé avec Bon Bon, que la Wallonie rêve de voir L'Air du Temps enfin atteindre la dernière marche du podium, c'est du côté flamand qu'il faut chercher la reconnaissance suprême.

Hof van Cleve à Bruges sauve la mise à la Belgique en maintenant ses trois macarons, le seul pour cette édition du guide Michelin.

Côté deux étoiles, la seule nouveauté vient de Lommel où la Cuchara a décroché le doublon.

La Villa in the Sky perd quant à elle une étoile pour redescendre à une seule.

Pas loin du Luxembourg, Le Gastronome à Paliseul se voit non seulement couronné du titre de Jeune chef de l'année (pour Jean Vrijdags et Sébastien Hankar), mais gagne aussi une étoile.