On met souvent en avant les accords mets et vin, mais le whisky est un spiritueux versatile qui saura s’accorder de l’entrée au dessert.

Le whisky a le vent en poupe et il est temps de secouer l’image du vieux baron sirotant son verre dans un club réservé aux hommes. C’est à cette tâche que s’attelle Delhaize avec sa Foire aux whiskies qui se tient jusqu'au 13 novembre et présente 230 références et des promotions qui pourraient attirer un public nouveau.

Et pour faire connaître les whiskies, quoi de mieux que de les déguster. La démarche originale étant de les proposer en accord avec des plats pour accompagner tout un repas. C’est le du traiteur Pierre Hacha, sacré champion du monde de barbecue, qui s’y colle côté assiettes avec Michel Lavardeur, expert vins et alcools du supermarché Delhaize Schmiede, pour les verres.

Le whisky offre une vaste palette aromatique et pourra dès lors s’accorder avec une grande variété de saveurs : salé, sucré, amer, doux, rien n’est interdit.

En règle générale, il est important de garder un fil conducteur entre le whisky et le mets. On peut par exemple associer un whisky au caractère marin, côtier, à certains poissons fumés et fruits de mer. C’est ainsi que le Talisker (10 ans), provenant de l’île de Skye (Ecosse) s’accorde parfaitement avec le saumon fumé relevé au poivre.

Un whisky plus fruité, type sherry cask, relèvera à merveille des plats de gibier. Ainsi, le Macallan (12 ans), double cask dans les meilleurs fûts de sherry apporte un côté vanillé et épicé au magret de canard et le Highland Park (12 ans) très épicé se plait en compagnie du pigeon sur un lit de trompettes de la mort.

Incorporer le whisky à la recette est une autre manière de sublimer le plat et le verre. On jouera sur la typicité du whisky - fruité, tourbé, iodé – que ce soit pour mariner une viande, aromatiser de quelques goutes ou élaborer une sauce au whisky, qui sublimera viandes rouges, gibier ou même certains poissons.

C’est dans ce sens que Pierre Hacha propose une sauce au whisky pour accompagner le chevreuil, le pigeon ou la faisan. Il conseille d’utiliser un bouillon de volaille (250 ml) où l’on ajoute le whisky (50 ml) et on laisse réduire à feu vif avant d’ajouter de la crème (50ml) et de bien poivrer.

Pour le dessert aussi, le whisky constitue un bel accompagnement ou une belle base comme pour ces poires pochées au whisky ou les bananes marinées au whisky. Le sommelier a choisi un Bushmills (10 ans) en accord sur le dessert. Un final irlandais de grande classe. Distillé au moins trois fois, le nectar révèle des arômes de miel et de vanille épicés.