Le restaurant et bar Bazaar vient d'ouvrir à la Place Guillaume II avec une carte d'inspiration orientale.

Le centre-ville connaît un regain d'activité pour ce qui est des restaurants et bars. Après le Wëllem, c'est presque en face que le Bazaar vient d'ouvrir ses portes. Les plus anciens se souviennent du magasin de jouets et d'article pour la maison qui trônait à l'enseigne Lassner sur la Place Guillaume II, d'autres pensent à la boutique de téléphonie, toujours est-il que le très élégant bâtiment abrite désormais un restaurant.

Sorti de l'imagination fertile de la bande qui est entre autres aux commandes du Paname ou de l'Urban, l'endroit devrait très vite trouver une clientèle car il correspond parfaitement à l'air du temps: un cadre soigné, des cocktails originaux, des assiettes à partager, une inspiration méditerranéenne et une terrasse sur la place qui deviendra vite sans doute la plus fréquentée de la ville, surtout les jours de marché.

C'est d'ailleurs sur cette idée de marché que les frères Tom et Ray Hickey, Gabriel Boisante, rejoints par Joao Russo ont axé leur nouveau bébé: un endroit convivial où boire et manger à toute heure, voire faire la fête et danser en soirée. Avis aux noctambules: la cuisine est ouverte jusqu'à minuit.

Dans l'assiette, dépaysement garanti, avec un voyage méditerranéen et plus particulièrement levantin: les saveurs du Liban, de la Syrie et d'Israël sont à l'honneur avec quelques incursions grecques ou italiennes. C'est donc le règne du mezze avec des portions à partager pour s'ouvrir à divers plats.

On a testé avec un grand bonheur le "steak" de chou-fleur avec sésame, grenade, herbes et épices qui nous transportent dans les vieux quartiers de Jaffa en une bouchée. Savoureux houmous relevé à la nduja ou allongé à la cacahuète, falafel, kefta, artichauts, haloumi croustillant ou taboulé d'herbes sont parfumés à souhait, réalisés dans les règles de l'art de cuisiniers issus de ces terroirs.

Pour les moins audacieux, le poulpe, le cabillaud, le homard ou le poulet mariné sera plus rassurant, mais non moins maîtrisé. Les dents sucrées seront comblés pour le baklava, le pudding de riz ou les profiteroles.

Côté bar, l'incontournable liste de gins tonic devenue un must partout est complétée par un menu de cocktails originaux qui laisse une place de choix aux herbes (aneth dans le spritz, estragon dans le Tel Aviv 75, romarin dans le Let's figure out...) et aux fruits (dates et prunes dans le Rock the Casbah, orange dans Didn't we met at Skorpios, grenade dans Tommy would be jealous)...

La décoration salle joue à la fois des inspirations orientales et sur le cadre historique art déco. Une salle en sous-sol, privatisable sera très certainement prisée en soirée pour son côté intimiste et cosy.