Le nouveau président de l'Association luxembourgeoise des Sommeliers succède à Gérard Guyon

Niels Toase a été meilleur sommelier du Luxembourg en 2014 et a représenté le Grand-Duché à la compétition mondiale cette année. Ce passionné a été formé à la gestion hôtelière en Allemagne d’abord. Il a étudié la sommellerie plus tard, à Dinard, en France auprès de Christian Stévanin.

Il vient de prendre la présidence de l'Association luxembourgeoise des Sommeliers, un groupe de 80 membres qui travaillent vers la perfection dans le service et œuvrent à la sélection du meilleur sommelier luxembourgeois. Le nouveau président a exprimé sa reconnaissance pour son élection et son envie de cultiver davantage la reconnaissance des femmes, de jeunes et de diverses nationalités en matière de sommellerie.

Quels sont vos projets pour l’avenir de l’association?

"Nous essayons vraiment de devenir plus dynamiques. Nous nous efforçons d’attirer de nouveaux membres et d’investir dans nos membres actuels grâce aux différents programmes d’éducation et à des visites de caves. Nous espérons également envoyer plus de nos sommeliers pour le diplôme de l'Association de sommellerie internationale.

Notre but est d’augmenter le nombre de nos membres et de leur offrir de meilleures formations.

Comment vous voyez l’avenir de la profession de sommelier dans votre pays?

"Nous avons besoin de personnes hautement qualifiées dans notre métier qui sont capables de remplir plusieurs tâches et avec un grand intérêt pour le monde des vins. Notre pays offre des possibilités fantastiques et de superbes vins. En ce moment dans la Moselle du Luxembourg, on a de nombreux jeunes viticulteurs avec des idées fraîches, avides d’améliorer constamment nos vins locaux. Nous souhaitons devenir les meilleurs ambassadeurs possibles de nos vins.

Quel est maintenant le plus grand défi à relever pour les sommeliers au Luxembourg?

"Il est clair que nous avons du mal à recruter de nouveaux et plus jeunes sommeliers au Luxembourg, comme c'est le cas partout dans le monde. On connaît les contraintes des heures de travail dans la restauration et l’hôtellerie et on constate que, pour réduire les coûts du personnel, de nombreux restaurants n’embauchent plus de sommeliers. Cela s’explique souvent par le fait que les clients boivent moins dans les restaurants et les bars à présent. Cette tendance est bien réelle et je suis sûr qu’elle ne s’arrêtera pas de sitôt.

Mais d’abord nous devons nous rappeler pourquoi les gens vont au restaurant. Il ne s’agit pas seulement de se nourrir, il s’agit aussi de s’amuser, de se divertir, de partager une expérience gastronomique et œnologique avec d’autres personnes. Les gens boivent moins, c’est un fait, mais ils veulent toujours déguster de bons vins. Cela dit, les clients d'aujourd'hui sont beaucoup plus conscients de la qualité et du prix des vins qu’il y a quelques années. Un sommelier humble et compétent dans son métier apportera toujours quelque chose de spécial à la salle à manger et sera rémunéré. Je crois qu’il est important de le rappeler à nos collègues du secteur de la restauration et de l’hôtellerie."

Entretien réalisé par l'Association de la sommellerie internationale avec leur aimable autorisation.