Depuis la station spatiale internationale, l'astronaute français a publié une photo des pays voisins de la Manche prise en pleine nuit depuis l'espace. On y reconnait facilement la Belgique... et pour cause.

"J’avais déjà constaté durant Proxima que les autoroutes belges sont éclairées la nuit et ça se voit très distinctement ici (même si on me glisse à l’oreille que ça pourrait changer). On dirait que les ampoules utilisées sont différentes, la Belgique est vraiment plus orangée que le reste!", écrit l'astronaute sur Instagram.

En cause donc: nos éclairages publics. L'éclairage important de nos routes est une particularité belge connue depuis longtemps. Mais pour réduire l'impact économique et environnemental de cet éclairage, la Wallonie remplace depuis deux ans les vieilles ampoules au sodium par de nouvelles LED. Aujourd'hui, on vient de passer le cap des 100.000 lampadaires déjà changés.

LuWa, la structure créée pour organiser le remplacement des éclairages sur le réseau structurant (les autoroutes et les principales nationales), profite des photos de l'astronaute pour communiquer sur le sujet. Selon l'organisme, on peut observer une différence entre les photos de Thomas Pesquet de 2017 et celles d'aujourd'hui. On vous laisse juger par vous-même:

2017

2021

"La lumière orange que l'on distinguait davantage en 2017 était due à l'utilisation de luminaires au sodium, qui produisent une lumière plus diffuse que le LED", explique dans un communiqué Héloïse Winandy, porte-parole de la Sofico, qui gère les autoroutes et nationales wallonnes. "Mais le Plan Lumières 4.0, lancé en 2019, a notamment pour mission de remplacer cet éclairage par du LED". D'après la Sofico, la lumière orange et plus diffuse cède le pas face à la lumière blanche des nouveaux luminaires LED.

L'ÉQUIVALENT DE 29.000 MÉNAGES

"Sur les tronçons modernisés, nous appliquons une intensité lumineuse adaptée en fonction du trafic, ce qui diminue encore la visibilité de notre éclairage depuis l'espace", assure, toujours par communiqué, Bertrand Vanden Abeele, directeur général de LuWa.

D'autres acteurs que LuWa entrent également en jeu. Un lampadaire remplacé sur quatre l'est par Ores, l'Opérateur des réseaux de gaz et d'électricité. "Il faut savoir que la consommation de l'éclairage public communal représente entre 40 et 50% des dépenses énergétiques d'une commune, donc c'est absolument considérable. À terme, on estime qu'on arrivera à économiser la consommation équivalente de 29.000 ménages. Donc il y a d'une part l'aspect économique, qui concerne la consommation d'énergie, et en termes d'écologie, là on est sur l'équivalent de la production de CO2 de 19.000 véhicules. Et d'un point de vue esthétique, on a un bien meilleur rendu des couleurs", précise Frédéric Boogaerts, responsable communication d'Ores.

Si vous voulez savoir quand l’éclairage de votre rue sera changé, vous pouvez trouver l'information sur le site d’Ores.