Mercredi matin, un homme de 47 ans a comparu devant le tribunal de Luxembourg pour incitation à la haine.

En mars et en mai dernier, il avait notamment écrit sur son profil Facebook qu'il "haïssait ces racailles d'étrangers et de demandeurs d'asile" (citation) et que tous les asiles pour réfugiés étaient un crime vis-à-vis de nos sans-abri.

En outre, l'accusé avait publié en février sur un autre profil Facebook, des photos qui illustraient sa sympathie pour le troisième Reich. L'une d'elle montrait une façade sur laquelle il était écrit “Es lebe der Führer ! Es lebe Deutschland !”.

Il est reproché au prévenu d'avoir ainsi minimisé les crimes contre l'humanité du régime nazi. L'accusé, qui ne peut plus travailler, a reconnu les faits mercredi matin. Il n'a rien contre les réfugiés, même si pour lui, l'asile ne se justifie qu'en temps de guerre dans un pays. Il a dit comprendre à présent son erreur. Il s'est aussi excusé. Il n'avait pas la volonté d'offenser et il n'avait pas agi par méchanceté.

Le policier en charge de l'affaire a expliqué avoir été informé des écrits de l'accusé par la plateforme Bee-Secure. Comme de plus en plus de gens ces derniers temps, celui-ci s'intéressait aux clochards, ce qui n'était pas le cas avant. C'est pour cela que maintenant, leur haine est davantage tournée contre les demandeurs d'asile. Pour illustrer ses écrits, le prévenu avait repris des images du net. Le policier a constaté qu'ils sont nombreux à avoir beaucoup de temps pour poster des choses sur Facebook. L'expression "racailles d'étrangers et de demandeurs d'asile" montrait les opinions qu'il avait, en plus du fait qu'il faisait l'apologie du régime nazi. Ses profils Facebook étaient toujours accessibles.

Pour la représentante du Parquet, ce que l'homme avait écrit, était l'expression d'une haine profonde des réfugiés. Il savait précisément ce qu'il faisait, tout était public. Elle a finalement requis neuf mois de prison avec un sursis éventuel.

Le jugement sera rendu le 11 octobre.