Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, s'est engagé lundi à fermer des réacteurs nucléaires, "peut-être jusqu'à 17".

Le but étant de respecter la loi sur la transition énergétique qui vise à ramener à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité à l'horizon 2025.

"Chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs (...) laissez-moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu'à 17 réacteurs, il faut qu'on regarde", a déclaré le ministre sur RTL France (vers 10'40'' dans la vidéo).

"Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente", a souligné, Nicolas Hulot, qui veut "planifier" la transition vers une production d’électricité plus diversifiée.

DES FERMETURES INÉVITABLES

Effectivement, afin de respecter l'engagement de François Hollande et de parvenir à 50% d'énergies renouvelables en 2025, la Cour des comptes avait estimé nécessaire le fermeture de "17 à 20 réacteurs (...)". Cela représenterait un tiers du parc français, composé de 58 réacteurs.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis qu'il respecterait la loi de transition énergétique de son prédécesseur (passage du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité française). Il avait aussi assuré que la centrale de Fessenheim serait fermée,comme l'avait acté le précédent gouvernement.

Les quatre réacteurs de la centrale de Cattenom, dont la fermeture est réclamée de longue date par le Luxembourg, atteindront l'âge de quarante ans entre 2027 et 2032. Pour produire 8% de l'électricité française, Cattenom emploie 1.300 salariés et plus de 500 prestataires permanents.

RTL avec AFP