400 réfugiés sont déjà arrivés au Luxembourg. Il reste des capacités d'accueil. Il faut éviter des concentrations et faciliter l'intégration.

La ministre de la Famille Corinne Cahen, le ministre de l'Education Claude Meisch et le ministre des Infrastructures François Bausch ont fait le bilan mercredi matin du déroulement de l'accueil et de la prise en charge des réfugiés au Luxembourg, lors d'une conférence de presse.

A la date de lundi soir, 398 demandeurs d'asile sont arrivés au Luxembourg, dont 184 en provenance de Syrie.

Le gouvernement est tout à fait préparé à l'afflux de réfugiés, a assuré la ministre de la Famille, Corinne Cahen.

Pour l'instant, le gouvernement n'est pas préoccupé par les capacités d'accueil. Avec l'ancien Centre de Logopédie qui va ouvrir, la vieille Maternité et les halls de la Foire, il y a suffisamment de places dans l'immédiat. Le défi sera de passer l'hiver avant que les sites de containers soient prêts.

Répartir

Le ministre des Infrastructures François Bausch: "Je considère que les 3 sites - Steinfort, Mamer et Diekirch - seront prêts avant la pause estivale de l'an prochain et que nous pourrons y accueillir un grand nombre de primo-arrivants. L'objectif n'est évidemment pas de les y laisser pendant des années, mais plutôt de les en sortir le plus rapidement possible et de les répartir dans des structures plus stables à travers le pays." on ne veut pas de concentrations à un endroit, mais pour cela, on a besoin des communes.

Apprendre le luxembourgeois

Grâce à un programme spécial, les adultes apprendront les 100 premiers mots de luxembourgeois dans les structures d'accueil. Les enfants seront immédiatement scolarisés dans des classes d'accueil spéciales et ensuite dans les classes normales. Cela signifie évidemment beaucoup de travail supplémentaire pour les communes, qui vont être soutenues, a expliqué le ministre de l'Education Claude Meisch: "Comme nous insistons fortement sur l'intégration, qui doit se faire le plus vite possible, les mairies, les écoles et les classes auront à disposition des ressources supplémentaires."

Heures supplémentaires

On utilisera la même voie afin d'éviter que surgissent des soucis ou des craintes ou que l'on se demande si cela ne se fait pas au détriment des autres enfants dans ces écoles. "Pour ce faire, la commune recevra par enfant qui, en tant que réfugié, intègre une classe normale, 2 heures d'école, ce qui constituera ensuite un ensemble complet de ressources supplémentaires."

Les étudiants obtiendront aussi plus tôt la possibilité de commencer des études même pendant leur procédure. Et le gouvernement promet encore d'essayer d'intégrer les adultes dans le monde du travail au Luxembourg, par exemple, au moyen de stages.