Le secteur spatial représente 2% du PIB luxembourgeois. 50 entreprises spécialisées dans ce domaine sont déjà implantées au Luxembourg, 150 pourraient suivre.

Le secteur spatial commence à se développer de plus en plus au Luxembourg. C'est ce que l'on a encore pu constater mardi lors de la sixième édition du "Space Cafe", un forum de discussions autour du domaine de l'espace, auquel 200 personnes ont pris part. Parmi les intervenants, citons le directeur de iSpace Europe et le ministre luxembourgeois de l'Economie, Etienne Schneider, que Claudia Kollwelter, notre consoeur de RTL Radio, a interrogé sur la situation actuelle du secteur.

50 ENTREPRISES

En gros, 50 entreprises travaillent dans le secteur spatial au Luxembourg. Ce secteur représente 2% du PIB, ce qui est le taux le plus élevé dans toute l'Union européenne, insiste le ministre de l'Economie.

"Cela montre que nous avons déjà atteint relativement beaucoup dans ce secteur ces dernières années. Nous avons avant tout atteint une très grande visibilité dans la presse internationale. Quiconque, dans le monde entier, travaille dans ce secteur, connaît le Luxembourg, est intéressé par ce que nous faisons ici et prend régulièrement contact avec nous afin de voir comment travailler ensemble dans ce domaine."

400 EMPLOIS

Ces deux dernières années, une vingtaine d'entreprises supplémentaires se sont implantées au Luxembourg. D'ici l'an prochain, elles auront créé environ 400 emplois.

"Mais ce qui est encore plus intéressant: nous avons en réserve près de 150 entreprises, institutions et centres de recherche, qui souhaitent collaborer avec le Luxembourg ou s'implanter ici."

© Claudia Kollwelter / RTL Radio Lëtzebuerg



Il y a trois ans, une analyse a été réalisée sur tout ce qui devait être mis en place pour, en tant que pays, jouer un rôle dans le secteur spatial. Selon Etienne Schneider, les devoirs ont été faits.

"Nous avons lancé une loi sur l'espace, nous avons réalisé des programmes de recherche et d'innovation pour investir dans ce secteur. Nous-mêmes, en tant qu'Etat, sommes prêts à investir, ce que nous avons fait. Un investissement a échoué, mais c'est évidemment toujours le risque dans un nouveau secteur tel que celui-là".

UN SPACE MASTER

Dès septembre, un "space master" sera lancé. Plusieurs accords ont par ailleurs été signés avec d'autres pays, souligne le ministre de l'Economie. Mais en plus:

"Nous allons monter un "venture capitale fund". Il s'agira d'argent qui viendra pour partie d'investisseurs privés et pour partie de l'Etat, afin de pouvoir continuer à investir dans ces entreprises."

Malgré le revers enregistré avec l'investissement dans Planetary Ressources, le Vice-Premier ministre affirme que le Luxembourg n'avait encore jamais développé un secteur économique en si peu de temps et avec si peu de moyens.

UN AVANTAGE POUR L'IMAGE

A côté de l'aspect économique, il s'agit aussi d'un secteur qui constitue un avantage pour l'image du Grand-Duché.

"Parce que pour une fois, nous ne sommes pas seulement décrits comme un paradis fiscal, mais vraiment comme une place High-Tech, qui tente de développer de nouvelles activités, qui est un "First Mover" et qui est innovatrice."

Les entreprises déjà installées au Luxembourg ont beaucoup de projets passionnants, a souligné Etienne Schneider, qui a cité à titre d'exemple la mission lunaire prévue depuis le Luxembourg.