Les bénéficiaires de la "Stëmm vun der Strooss" ont pu profiter lundi, en plus d'un repas chaud, de services qu'ils ne peuvent habituellement se permettre : une coupe de cheveux, une manucure, un massage des mains.

Ce sont ainsi plus de 80 personnes qui ont pu se faire couper gratuitement les cheveux par des bénévoles dans les locaux du restaurant social de Hollerich, à l'occasion de la traditionnelle Journée bien-être de l'association "Stëmm vun der Strooss".

Maria Cardoso a traversé des moments difficiles. Elle a vécu dans la rue avec sa fille, avant d'obtenir de l'aide et de trouver un logement. La dépression et l'angoisse compliquent encore le quotidien. Des journées telles que cette Journée bien-être sont très importantes.

Elle travaille depuis un an dans l'atelier de l'ASBL à Esch. L'association "Stëmm vun der Strooss" l'a aidée à reprendre pied. Maria Cardoso y a trouvé une grande assistance.

Il y a aussi Stevie Weber. Il perçoit le RMG et fréquente régulièrement le restaurant social. Il est venu lundi se faire couper les cheveux, parce que c'est gratuit, mais aussi parce que c'est l'occasion de revoir des connaissances.

La Journée bien-être en est déjà à sa quatrième édition. La directrice de l'asbl Stëmm vun der Strooss, Alexandra Oxaceley, explique à quel point ce type d'événement aide les personnes qui vivent dans la précarité. Leur situation ne s'en trouve pas fondamentalement modifiée, mais cela change quand même le déroulement de leur quotidien. Ces journées particulières sont pensées pour apporter de la joie.

L'idée remonte à dix ans, quand Jean-Michel Raguet, coiffeur retraité, a eu l'idée de couper les cheveux des sans-abri et des personnes en situation précaire. A l'époque, dans son propre salon.

L'équipe de bénévoles s'est étoffée et aujourd'hui, c'est toute une journée bien-être, avec massage et maquillage, qui est proposée dans les locaux du restaurant social. Certaines coiffeuses, comme Elena Cartier, viennent régulièrement tout au long de l'année proposer gratuitement leurs services. Cette dernière souligne qu'il ne faut pas juger les sans-abri, car tout le monde peut tomber dans la précarité au cours de sa vie.