Une surface de près de 40 hectares a été déboisée entre Bourscheid et Erpeldange dans le nord du Luxembourg. Le propriétaire s'est dit contraint d'agir avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la protection de la nature.

Tous les conifères ont été abattus sur une surface qui représente près de 60 terrains de football. Dans le jargon forestier, il est question de ''coupe rase''. Il s'agit du déboisement d'une grande étendue pendant un laps de temps très court. Ce n'est pas un cas unique. C'est un phénomène connu de l'Administration de la nature et des forêts, mais contre lequel elle ne peut rien faire actuellement. Le déboisement de conifères sans limitation est toujours légal au Luxembourg. Une loi va changer cela : des déboisements d'une telle envergure ne seront plus possibles.

TRAVAUX DE DEBOISEMENT A L'ECHELLE INDUSTRIELLE

Le projet de loi en question, qui édicte des règles plus strictes, n'est pas encore passé à la Chambre. En attendant, des propriétaires privés ont décidé de se débarrasser de leurs arbres et d'en vendre le bois. Près du château de Bourscheid, les travaux de déboisement ont été menés à une échelle industrielle. L'entreprise avait demandé les autorisations au niveau national quand elles étaient nécessaires.

IMPACT SUR LE TOURISME

La société avait également déposé auprès de la mairie une demande d'utilisation des chemins forestiers. La mairie la lui a accordée en demandant une caution de 2.500 euros environ, explique Claude Gleis, le bourgmestre d'Erpeldange. Peu d'argent finalement vu l'état désolant dans lequel le passage des camions a laissé les chemins forestiers. La mairie est d'ailleurs bien décidée à renforcer ce règlement. Claude Gleis en appelle aussi à la responsabilité du ministère de l'Environnement car ces déboisements massifs ont un impact sur le tourisme dans la région. Nombreux sont en effet les visiteurs du château à s'étonner face à ces vastes surfaces nues.

PROPRIETAIRE CONTRAINT D'AGIR AVANT L'ENTREE EN VIGUEUR DE LA NOUVELLE LOI

Le propriétaire de la forêt a depuis expliqué au reporter de RTL, Pierre Jans, qu’il n’était pas prévu initialement de déboiser maintenant cette surface de 38 hectares, mais que c’est la nouvelle loi sur la protection de la nature, qui entrera en vigueur début septembre, qui l’y a contraint.