Dans le cadre de la nouvelle loi sur le revis, les organisations d'aide aux réfugiés espèrent moins de contraintes et de barrières pour les concernés.

Il existe une clause dans le concept du RMG qui stipule que si un réfugié s'est installé chez une famille, il n'a droit au RMG (revenu minimum garanti) que pendant maximum 12 mois. Passé ce délai, il devra trouver un autre logement ou se passer du RMG s'il veut rester avec la famille qui l'a accueilli et aidé jusque là.

Dans le cadre de la nouvelle loi sur le revis, les organisations d'aide aux réfugiés espèrent que ces limitations vont disparaître.

Dans la plupart des cas, les réfugiés ne veulent pas dépendre complètement de ceux qui les hébergent. Souvent, les hôtes n'y voient aucun inconvénient, même sans RMG. Mais ce sont généralement les réfugiés qui refusent d'être un fardeau pour la famille qui les accueille.

Il faut donc trouver un nouveau logement, une nouvelle famille. Pas facile quand on est encore en plein apprentissage d'une nouvelle langue, d'un nouveau pays, d'une nouvelle culture et quand il faut prendre ses repères. 12 mois, c'est assez court pour pouvoir être prêt à vivre de manière indépendante au Luxembourg.

Les contraintes sont nombreuses, les démarches assez longues et compliquées pour le demandeur d'aide mais également pour les familles d'accueil afin de pouvoir bénéficier d'aides supplémentaires.

Le rapporteur du projet de loi et député Claude Lamberty (DP) ne pense pas que cette clause va complètement disparaître. Il s'agit surtout de pousser les personnes concernées à avancer par leurs propres moyens. Des efforts seront faits pour soutenir et aider davantage les réfugiés qui vont devoir faire preuve de courage mais également de détermination pour continuer à vivre et travailler au Luxembourg.

Ils ne seront jamais seul, le projet de loi va dans ce sens, toujours selon le rapporteur, il s'agit d'une philosophie d'accompagnement tout au long des différentes situations de vie, par exemple sur le marché du travail. Il souligne également que si une personne a besoin d'aide plus longtemps, elle ne sera pas abandonnée par le Fonds national de Solidarité.

Tout se passe au cas par cas, et si la situation le justifie, des exceptions peuvent toujours être envisagées. Ce qui inquiète certaines associations car c'est clairement ce système trop vague qui pose problème. Plusieurs problèmes, au delà de celui de l'immigration ou de l'intégration, doivent encore être réglés, comme celui des habitations partagées.

Mais c'est avec le ministre de l'Intérieur que cette discussion devra être menée, et pas seulement dans ce contexte-ci.

RTL

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