L'intégration est étroitement liée au fait d'avoir un emploi. Voilà l'un des principaux messages de la Rencontre MeetAdem mercredi soir.

Mercredi avait lieu la Rencontre MeetADEM Artisanat "Mesures & Aides". A cette occasion l'ADEM avait organisé une rencontre, du type "speed dating" entre des employeurs intéressés du secteur de l'artisanat et des candidats demandeurs d'emploi bénéficiaires de protection internationale. 25 entreprises artisanales ont ainsi eu l'occasion de rencontrer une quarantaine de réfugiés.

DES DEMANDEURS D'EMPLOI MOTIVES

Ibrahim Al-Zamili est l'un des réfugiés à la recherche d'un emploi en question. Il vient d'Irak et il vit depuis deux ans au Luxembourg. Il a profité du speed dating pour rechercher un travail de peintre, évidemment en CDI.

Des entreprises artisanales de tous les secteurs du bâtiment, étaient présents : installateurs, peintres, électriciens. Après les entretiens, les employeurs potentiels étaient positivement surpris. Beaucoup de candidats connaissaient déjà l'une ou l'autre langue nationale, ils étaient aussi nombreux à avoir un bon CV et ils étaient motivés.

700 REFUGIES INSCRITS A L'ADEM

Quelques 700 réfugiés sont actuellement enregistrés à l'ADEM. Ils viennent d'abord de Syrie et d'Irak. En 2017, plus d'une centaine ont trouvé un travail. S'ils ont le statut de réfugié, ils n'ont pas besoin d'autorisation de travail et ils bénéficient des mêmes droits et obligations auprès de l'ADEM que les autres inscrits. Il est beaucoup plus difficile de trouver un emploi pour ceux qui n'ont pas encore le statut. Le ministre du Travail, Nicolas Schmit précise que selon la loi, ils ne peuvent travailler que neuf mois. Cela rend difficile de trouver un employeur qui souhaite embaucher quelqu'un dont il ignore quand il devra quitter le pays.

CONVENTION ENTRE LA CHAMBRE DES METIERS ET L'ASTI

Avoir un travail est très important pour l'intégration. Cela vaut aussi pour les formations, surtout pour étudier les langues du pays, car c'est une première condition pour pouvoir travailler au Luxembourg.

La Chambre des Métiers va signer jeudi une convention avec l'Asti. Cette dernière va ouvrir davantage de formations gratuites pour les réfugiés dans les domaines de l'artisanat et des langues.