D'après l'OMS, plus de 200 millions de filles et femmes au monde ont été victime de cette pratique inhumaine.

Ce rituel est une tradition pratiquée dans bon nombre de pays, notamment en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, une femme sur quatre décède des suites de cette intervention qui va évidemment contre les droits de l'homme.

Le député Adr Fernand Kartheiser a voulu en savoir plus à ce sujet et a adressé une question parlementaire aux ministres de la Justice, de l'Égalité des Chances et de la Famille.

L'ex-diplomate tenait à avoir des précisions sur d'éventuels cas connus au Grand-Duché.

Dans leur réponse rédigée conjointement, les ministres concernés précisent qu'aucun cas n'est, jusqu'à ce jour, connu par les autorités des départements de la Justice et de la Santé.

Ils rappellent dans ce contexte que la justice luxembourgeoise a les moyens de traquer et de poursuivre juridiquement toute personne responsable de mutilations causées à autrui.

Suite à la ratification de la convention d'Istanbul, le gouvernement luxembourgeois a entre temps décidé de considérer la mutilation de parties féminines génitales comme infraction à part et de la sanctionner comme telle.

Dans ce contexte, les ministres ont fait référence au projet de loi 7167 qui a été déposé il y a à peine un mois.

Fernand Kartheiser a également tenu à savoir ce qui se passe si le personnel d'une école ou d’une structure d'accueil devait constater qu'une fille ou une femme a été excisée.

Les ministres ont rappelé que le personnel de telles structures était sensibilisé et qu'en cas de doute, il fallait en informer le parquet. En cas de mineurs, le juge pour enfants peut toujours être contacté.

Il convient également de rappeler que les ONG ayant signé une convention avec le ministère de l'Égalité des Chances disposent de services pour femmes (et pour hommes) en détresse.

Quoique ces structures accueillent principalement des personnes victimes de violences conjugales (et toutes autres sortes de violences), les personnes victimes de mutilations peuvent évidemment s'y rendre.

Si un médecin ou un gynécologue constate qu'il y a eu mutilation, il est obligé (par la loi) d'en informer les autorités compétentes.

L'association des gynécologues et le planning familial ont d’ailleurs fait une campagne de sensibilisation. De plus, il faut préciser que les informations relatives à l'excision font partie d'un programme de sensibilisation général pour demandeurs d’asile.